La demande de remise en liberté d'Hervé Pinto a été rejetée
Le délibéré vient d'être rendu à la Cour d'appel, ce mardi matin (26 mars). Hervé Pinto restera en prison. Il sera jugé en avril.
La séance a été express, ce mardi matin (26 mars). Alors que la Cour d'appel devait se prononcer sur la demande de remise en liberté d'Hervé Pinto, le délibéré vient d'être rendu : Hervé Pinto est maintenu en détention.
Il sera jugé en avril, pour les faits qui lui sont reprochés. Visé par de nombreuses plaintes pour harcèlement déposées par des résidents du lotissement Le Hameau de la Pagerie, Hervé Pinto avait été auditionné début mars au tribunal judiciaire de Fort-de-France, après son interpellation musclée par des agents du GIGN. Le juge des libertés lui interdit l'accès à ce lotissement, construit sur un terrain de 16 hectares dont il revendique la propriété par héritage, après l'annulation d'un acte de prescription trentenaire sur cette parcelle.
Pour rappel, Hervé Pinto a été incarcéré le 10 mars pour non-respect des obligations liées à son contrôle judiciare. Notamment l'interdiction de se rendre au Hameau de la Pagerie, aux Trois-Îlets.
Alors que les forces de l'ordre soutiennent qu'elles ont interpellé Hervé Pinto sur place, l'avocat de ce dernier, Me Monotuka, assure que son client ne se trouvait pas au Hameau mais au chez Hermès Ezana.
Devant la Cour d'appel, les soutiens d'Hervé Pinto déclarent que "le combat continue". Rosalie Gaschet, présidente de l'Assaupamar ajoute : "Nous avons vu l'attitude du juge, tête baissée et nous savions que ce délibéré allait être expédié rapidement. Ce maintien en détention est pour nous une décision politique, pas juridique."
Francis Carole, président du Parti pour la libération de la Martinique (Palima) explique : "C'est une nouvelle décision contre tout bon sens et tout esprit de justice. La procureure est en train d'accroître son sentiment de toute-puissance. Cette décision ne va pas pacifier la situation. Il y a de la colère au sein de la population. Cet homme est mis en prison alors qu'il se défend. Cela me fait penser à la période esclavagiste, coloniale, où l'on pouvait décider de l'utilisation que l'on faisait des personnes. D'autant plus qu'on sait qu'Hervé Pinto a respecté son contrôle."
À venir : plus d'informations sur la décision de justice dans votre édition papier, ce mercredi (27 mars).

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