EN IMAGES. Des moyens de taille pour la lutte anti-drogue
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

EN IMAGES. Des moyens de taille pour la lutte anti-drogue

Simon Saada s.saada@agmedias.fr
Plusieurs normes d'arrimage sont prises en compte par les mécaniciens d'équipage en soute, appelés load master. Le travail qu'ils réalisent pour sortir de Panther de l'A400M exige une immense concentration, et une précision au milimètre. 
Plusieurs normes d'arrimage sont prises en compte par les mécaniciens d'équipage en soute, appelés load master. Le travail qu'ils réalisent pour sortir de Panther de l'A400M exige une immense concentration, et une précision au milimètre.  • SIMON SAADA

Il y a quelques jours, un A400M a été reçu sur la piste du  Pôle Aéronautique Étatique. Dans ses entrailles, un hélicoptère Panther, destiné à la lutte anti-drogue, qui sera bientôt embarqué à bord d'une des deux frégates militaires, à Fort-de-France. Une logistique impressionnante, qui témoigne d'un combat incessant d'être mené par les forces militaires dans les petites Antilles.

Créé en août 2012 à la suite de la dissolution de la base aérienne 365, le Pôle Aéronautique Étatique (PAE) mutualise les moyens aéronautiques des Forces armées aux Antilles (FAA), des douanes et de la gendarmerie. Capable d'accueillir des moyens conséquents, par exemple dans un contexte de déploiement de renforts venus de Guyane ou de l'Hexagone, le PAE a récemment accueilli sur sa piste l'imposant Airbus A400M, avec en son ventre un nouvel hélicoptère Panther destiné à la lutte contre le narco-trafic.

Un outil polyvalent

De jour comme de nuit, le Panther est destiné à lutter contre le trafic de drogue aux Antilles, notamment par embarcations rapides, ou go fast. Une mission principale à laquelle se greffent d'autres missions tout aussi essentielles comme le transport de personnel, ou de matériel de secours. « Lors des missions de lutte contre le narcotrafic, la présence de l'hélico constitue une arme de dissuasion supplémentaire pour surveiller et intercepter les trafics », souligne le lieutenant de vaisseau Lionel, commandant de bord du Panther, qui ,une fois embarqué sur la frégate de surveillance, devient littéralement l'un des systèmes d'arme du bateau, de la même manière qu'un canon. Relativement facile à manœuvrer, simple dans son fonctionnement, il est doté de grandes capacités malgré son ancienneté. Le Panther, qui a effectué son premier vol en 1984, est toujours capable de réaliser beaucoup de choses, notamment en automatique. Mais aussi impressionnant qu'il puisse paraître, l'hélicoptère militaire a un ennemi contre lequel il ne peut pas lutter.

Le climat, ennemi du Panther

Au niveau performance, avec la chaleur et l'humidité des Antilles, les moteurs sont extrêmement dégradés. L'hélicoptère subit ainsi ces facteurs qui jouent sur sa puissance, « Il n'y a aucun moyen de lutter contre ça, c'est la physique », souligne le commandant de bord, « Plus il fait chaud, plus les moteurs sont asthmatiques. Les turbines fonctionnent comme ça ».

Observant l'installation de l'aéronef dans l'immense hangar du PAE, il ajoute : « La raison de la manœuvre du jour est intimement liée aux conditions climatiques. On est à peu près cinq mois par an à la mer, et quand l'hélicoptère n'est pas sur le bateau à prendre les embruns, il est stocké ici où 100% d'humidité le corrode en permanence. »

Le PAE, allié logistique des Antilles

Ici tout est imbriqué : la Marine nationale, l'Armée de l'Air et de l'Espace et l'armée de Terre travaillent ensemble. Un fonctionnement inter-armée très présent, particulièrement utile sur cette zone insulaire qui a ses nombreuses spécificités, telles que les nombreuses catastrophes naturelles ; ces dernières étant le moteur de nombreuses missions militaires dans cette région du monde. « Nous sommes ici sur une plateforme destinée à accueillir les trafics militaires qui viennent aux Antilles dans le but de manœuvres logistiques diverses », souligne le lieutenant colonel Jean-Christophe, directeur du Pôle Aéronautique Étatique, « Aujourd'hui, c'est l'un des vecteurs de notre armée, 1'A400M, en mission pour effectuer un échange d'hélicoptère Panther, permet à la Marine Nationale, de disposer d'un nouveau potentiel technique, se transformant en fonction de ses besoins. »

Le nouveau panther, prêt à sortir des entrailles de l'A400M, dans lequel il a voyagé depuis l'hexagone. 
Le nouveau panther, prêt à sortir des entrailles de l'A400M, dans lequel il a voyagé depuis l'hexagone.  • Simon Saada
Plusieurs normes d'arrimage sont prises en compte par les mécaniciens d'équipage en soute, appelés load master. Le travail qu'ils réalisent pour sortir de Panther de l'A400M exige une immense concentration, et une précision au milimètre. 
Plusieurs normes d'arrimage sont prises en compte par les mécaniciens d'équipage en soute, appelés load master. Le travail qu'ils réalisent pour sortir de Panther de l'A400M exige une immense concentration, et une précision au milimètre.  • Simon Saada
L'A400M, véritable monstre de technologie, est doté de performances et d'une maniabilité hors normes pour un avion de son gabarit. 
L'A400M, véritable monstre de technologie, est doté de performances et d'une maniabilité hors normes pour un avion de son gabarit.  • Simon Saada
test
test • Simon Saada
Le nouvel hélicoptère, une fois remis sur pied physiquement et administrativement, sera instantanément remis en service. Lorsqu'il sera de nouveau équipé des éléments retirés pour le vol en A400M,  il effectuera ses nombreuses missions, avant d'être, lui aussi, remplacé au bout de 12 mois. 
Le nouvel hélicoptère, une fois remis sur pied physiquement et administrativement, sera instantanément remis en service. Lorsqu'il sera de nouveau équipé des éléments retirés pour le vol en A400M,  il effectuera ses nombreuses missions, avant d'être, lui aussi, remplacé au bout de 12 mois.  • Simon Saada

L'A400M : des capacités hors normes

Equipé de 4 moteurs pour 44 mille chevaux, l'A400M est capable de porter jusqu'à 33 tonnes. Pour cette mission jusqu'en Martinique, il a fallu miser sur une grande quantité de fioul, afin d'assurer le vol depuis Hyères, où se trouvait le nouveau Panther, puis les Açores d'où lesquelles l'Atlantique restait encore à traverser. « C'est un avion absolument génial », affirme le Capitaine Gabriel, commandant de bord de l'A400M, « Il a des capacités incroyables. Il peut aller vite et loin, à peu près partout dans le monde. On est engagé partout, de la Martinique à la nouvelle Calédonie, en passant par le Moyen-Orient et l'Afrique ».

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger