Chikungunya : un cas "importé" confirmé en Martinique
L'Agence Régionale de Santé (ARS) Martinique confirme un cas "importé" de chikungunya sur le territoire. Le patient, originaire de La Réunion, a séjourné en Martinique la deuxième quinzaine de mars et a présenté des symptômes évocateurs de la maladie.
Dès l'identification du cas, l'Agence Régionale de Santé (ARS) Martinique, en collaboration avec Santé publique France, la Collectivité Territoriale de Martinique et la commune concernée, a déployé les mesures préventives nécessaires pour limiter la propagation du virus. Des actions de lutte antivectorielle ont été conduites et se poursuivent autour des lieux fréquentés par le patient.
Ces actions incluent la recherche et la destruction des lieux de ponte des moustiques, les traitements contre les moustiques adultes si nécessaire ainsi que la sensibilisation des habitants du quartier impacté.
Recommandations à la population
Cette situation est l'occasion de rappeler la nécessité des gestes préventifs pour se protéger et limiter la prolifération des moustiques vecteurs des arboviroses (dengue, chikungunya).
Pour cela :
• Éliminez les gîtes larvaires : Videz les récipients d'eau stagnante et nettoyez régulièrement les abords des habitations.
• Protégez-vous des piqûres de moustiques : Utilisez des répulsifs, portez des vêtements couvrants et évitez les zones où les moustiques sont présents.
• Consultez votre médecin traitant : En cas de symptômes évocateurs de chikungunya (fièvre, douleurs articulaires et musculaires), ou appelez le 15.
Pour rappel, le chikungunya est une maladie virale transmise principalement par la piqûre de la femelle moustique du genre Aedes, notamment Aedes aegypti en Martinique. Ce moustique, également vecteur de la dengue et du Zika, pique préférentiellement de jour mais peut piquer à toute heure. La maladie peut passer inaperçue ou se manifeste en moyenne 4 à 7 jours après la piqûre infectante, par l'apparition soudaine d'une fièvre élevée (supérieure à 38.5°C) associée à des maux de tête ainsi qu'à d'importantes douleurs musculaires et articulaires touchant les extrémités des membres.
Le Plan blanc déclenché à La Réunion
Le plan blanc, dispositif qui permet de déprogrammer certaines opérations ou de rappeler des personnels en congés dans les hôpitaux, a été déclenché à La Réunion où la campagne de vaccination contre l'épidémie de chikungunya débutera lundi, le pic épidémique étant attendu mi-avril.
Sous tension, le CHU de La Réunion a annoncé avoir déclenché le plan blanc "afin de faire face à une accélération significative" de la prise en charge de patients atteints de chikungunya et une "augmentation très importante" de l'activité des urgences sur ses deux sites, à Saint-Denis (nord) et Saint-Pierre (sud). Le CHU de La Réunion fait aussi état d'une "saturation des capacités d'hospitalisation, malgré l'ouverture de lits supplémentaires", ainsi que d'une "tension croissante sur les ressources humaines, avec un taux d'absentéisme élevé" lié au chikungunya.
Plus de 20.000 cas ont été recensés à La Réunion depuis le déclenchement de l'épidémie en août 2024, l'immense majorité depuis le début de l'année. L'épidémie continue de progresser: selon le dernier bilan sanitaire, publié mercredi, près de 6.000 nouveaux cas ont été enregistrés au cours de la semaine du 17 au 23 mars.
Deux personnes, âgées de 86 et 96 ans, sont officiellement mortes du virus, transmis par le moustique tigre. L'ARS a également recensé 31 cas graves, dont la moitié chez des nourrissons.

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