Devant une galerie construite par les garimpeiros, à Dorlin. (SR)
Victorin Lurel, à l'école du bourg de Grand-Santi, a reçu comme présents une pagaie et un pangi.
Le ministre visite la classe de 4e Segpa, au collège de Grand-Santi.
Au collège de Grand-Santi.
À Dorlin, sur les lieux de la mort des deux militaires français.
À l'école du bourg de Grand-Santi.
Le ministre en compagnie de Chantal Berthelot, devant la mairie de Grand-Santi.
Victorin Lurel a reçu une pagaie et un pangi à l'école du bourg de Grand-Santi.
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Le ministre des Outre-mer était hier sur l'ancien site d'orpaillage où deux soldats du 9e Rima sont morts en juin. Il n'a rien promis mais a pris le temps de tout écouter.
Il n'avait rien à vendre. Contrairement à la lutte contre la vie chère, Victorin Lurel n'avait pas de mesure à annoncer, pas de projet de loi, rien à promettre au sujet de l'orpaillage clandestin. Il est venu se rendre compte. Il a bien tout regardé, s'est tout fait expliquer. D'abord sur la base de vie à Dorlin, à 11 h 45, où une trentaine de soldats et douze gendarmes se relaient tous les mois pour les premiers, tous les quinze jours pour les seconds, depuis que les garimpeiros ont été chassés. « J'avais été ému et touché, a dit le ministre aux militaires, après le meurtre des deux soldats. Ce que vous faites ici relève de la souveraineté nationale. J'ai du respect... vraiment du respect pour votre travail. Un travail difficile mais nécessaire. Ici se jouent beaucoup de choses. Vous êtes les fantassins d'une cause qui vous dépasse. » Victorin Lurel a aussi écouté le responsable d'Auplata, Didier Tamagno, sur la future installation de l'opérateur minier légal. Ça vaut le coup de chercher de l'or à Dorlin, a voulu savoir le ministre ? « C'est un des trois ou quatre meilleurs gisements de Guyane, a répondu Didier Tamagno. C'est même un gisement de classe mondiale. »
Suite de la visite à Dorlin. Un officier des gendarmes a montré où était posté le tireur, ce funeste 27 juin, et où étaient les soldats, dans un chemin encaissé empêchant toute possibilité de fuite. Le ministre a observé attentivement. Victorin Lurel a regardé l'entrée de deux galeries de mine d'orpaillage illégal restées en place comme des vestiges d'une époque que tout le monde souhaitait hier révolue.
VALLS EN DÉCEMBRE ?
L'hélicoptère du ministre s'est posé au poste de contrôle de Saut-Sonelle à 13 h 15. Les marsouins du 9e Rima et les gendarmes lui ont fait une démonstration d'interception d'une pirogue de garimpeiros. Ils sont aujourd'hui onze soldats et trois gendarmes à garder ce point de contrôle sur la crique qui permettait d'alimenter les orpailleurs de Dorlin en vivres et en carburant. Le ministre a fait rassembler les militaires pour les féliciter. Il était 15 heures. Juste avant de prendre l'avion, hier soir, Victorin Lurel a déclaré que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, viendrait « vers décembre. Je vais l'inciter à venir avant la fin de l'année » . Car si Victorin Lurel est déjà venu deux fois en Guyane depuis qu'il est ministre, son collègue de l'Intérieur se fait attendre.
Devant une galerie construite par les garimpeiros, à Dorlin. (SR)
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- Le pragmatisme au menu de Grand-Santi
Le ministre Lurel a commencé sa visite hier matin par Grand-Santi. Paul Martin, le maire, était ravi de sa présence, lui qui n'avait pas vu de ministre « depuis deux ans » . Il a remis à Victorin Lurel un dossier complet de tout ce dont sa commune de presque 5 000 habitants a besoin (santé, transports, services publics, communication, création d'activité économique). Le ministre a salué « la qualité du dossier » qui lui a été remis. « Tout y est. Mais vous aurez à faire une hiérarchisation de vos priorités. » L'idée était lancée. Il la répétera plus tard dans la journée. « Il faut un engagement (de l'État) sur le long terme. Il faudra hiérarchiser les priorités » , a-t-il martelé à l'aéroport, juste avant de partir. Un ministre les pieds sur terre qui ne promet pas monts et merveilles.
Dans ce même souci d'être concret, le ministre a fait deux annonces. D'abord celle de permettra à l'État, dans une loi qu'il veut faire voter, « de financer à 100% des projets communaux » . « On me promet un débat houleux » , a-t-il glissé plein de malice à l'attention de la députée et du sénateur présents dans la mairie.
Toujours par pragmatisme, Victorin Lurel voudrait que soient créées des « agences d'assistance technique pour aider les petites communes à rédiger des dossiers techniques de demande de financement ou de lancement d'appels d'offre. Le ministre a terminé sa visite de GrandSanti dans deux établissements scolaires de la ville.
Dans l'école primaire, on lui a offert un pangi et une pagaie. Il les a acceptés avec un grand sourire. La rame était de taille modeste. Comme les annonces du ministre.
Victorin Lurel, à l'école du bourg de Grand-Santi, a reçu comme présents une pagaie et un pangi.
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Le ministre visite la classe de 4e Segpa, au collège de Grand-Santi.
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Au collège de Grand-Santi.
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À Dorlin, sur les lieux de la mort des deux militaires français.
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À l'école du bourg de Grand-Santi.
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Le ministre en compagnie de Chantal Berthelot, devant la mairie de Grand-Santi.
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Victorin Lurel a reçu une pagaie et un pangi à l'école du bourg de Grand-Santi.
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