Trafic entre la Guyane et l'hexagone : le numéro 2 de la PJ de Bordeaux jugé
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Trafic de cocaïne

Trafic entre la Guyane et l'hexagone : le numéro 2 de la PJ de Bordeaux jugé

La rédaction avec AFP
Stephane Lapeyre en 2019, il était alors commissaire de police de Bayonne.
Stephane Lapeyre en 2019, il était alors commissaire de police de Bayonne. • GI - AFP - AFP OR LICENSORS - GAIZKA IROZ

L'ex-chef de la division opérationnelle de l'Office des stups est accusé d'avoir monté un trafic de cocaïne pour réaliser saisies et interpellations pour faire du chiffre.

Ils auraient monté un trafic de cocaïne entre le Suriname, la Guyane et l'hexagone, pour réaliser - une fois la drogue acheminée - saisies et interpellations pour faire du chiffre. Le procès du numéro deux de la police judiciaire de Bordeaux, le commissaire Stéphane Lapeyre, ex-chef de la division opérationnelle de l'Office des stups, ainsi que son ancien subordonné, s'est ouvert lundi à Paris. Aux côtés de sept autres prévenus, ils comparaissent jusqu'au 7 novembre devant le tribunal correctionnel.

L'affaire remonte à 2013. Les prévenus sont entre autres accusés d'avoir envoyé deux " indics " pour convaincre un homme tout juste sorti de prison, Jean-Michel L., d'empocher 70.000 euros pour aller acheter au Suriname 14 kg de cocaïne et les envoyer depuis Cayenne via le fret aérien jusqu'à l'aéroport d'Orly.

1 000 euros par kilo de cocaïne

À l'aller, grosses coupures dans son sac, on lui avait assuré qu'il n'avait " pas à s'inquiéter pour la douane " s'il passait par un portique précis indiqué par l'un des informateurs, Lionel K., ou " Marc " sous sa fausse identité.

Pour cette mission, le Guyanais s'était vu promettre " 1.000 euros environ par kilo de cocaïne " importée, a relaté lundi à la barre l'homme de 38 ans. " J'avais besoin d'argent, et puis c'était des policiers... ", s'est-il justifié.

Si la livraison surveillée, qui consiste à laisser passer de la drogue aux frontières pour démanteler en aval les réseaux, est une technique policière courante, dans cette affaire, les autorités judiciaires n'en avaient pas été informées et aucune autorisation n'avait été donnée.

"La manière n'était pas bonne"

" La manière dont j'ai géré ce dossier n'était pas bonne ", a concédé Stéphane Lapeyre lors de l'enquête. " Dans mon esprit, il n'était pas question de fabriquer un réseau pour le démanteler.

Au cours de l'enquête, l'ancien patron de l'Office des stups François Thierry a été entendu en tant que témoin assisté. Ce dernier est au cœur d'une affaire similaire, soupçonné de complicité de trafic de stupéfiants dans une affaire tentaculaire portant sur les méthodes de la section qu'il a dirigé entre 2010 et 2016.

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