Avec son moteur hors d'usage et sa coque fissurée après la collision avec Jacques Riché sur le marais de Kaw, Gil Eckert a déposé plainte (BD)
Des visiteurs des marais de Kaw ont déposé plainte à l'encontre de Jacques Riché, excursionniste dans le parc naturel régional de Kaw. Ils dénoncent avoir subi un abordage volontaire ayant entraîné des journées d'incapacité de travail ainsi que des dégradations de leur matériel.
Sur les marais de Kaw, on navigue en eau trouble. Le 16 août dernier, Gil Eckert, chef d'entreprise à Cayenne, décide d'organiser une visite des marais avec quelques amis. Au programme, une après-midi de détente en pirogue à la découverte de la faune et de la flore de la réserve.
Vers 21 heures ce samedi soir, Gil Eckert se trouve avec des amis sur le marais. Tous sont équipés de lampes frontales et bien visibles, confirme le chef d'entreprise. « Sur le chemin du retour, j'ai dépassé la pirogue de Jacques Riché avec une douzaine de touristes à son bord » , témoigne-t-il encore envahi par l'émotion. « Cinq minutes plus tard, nous nous sommes arrêtés pour observer un caïman. Tout d'un coup, la pirogue de M. Riché lancée à vive allure nous a percutés. Elle a recouverte entièrement la nôtre, le choc m'a fait tomber à l'eau. » Il poursuit son récit : « M. Riché s'est éloigné avant de faire demi-tour et de demander sur un ton moqueur, « Ça va il n'y a pas de casse ? » et il s'est éloigné sans attendre de réponse.
Une fois remonté à bord, Gil Eckert raconte avoir essayé de redémarrer son moteur mais il est hors d'usage. « C'est un excursionniste de Tig Di Lo qui nous a remorqué en pleine nuit jusqu'au dégrad, tempête-t-il avant d'ajouter, ma coque est fissurée, mon moteur est cassé et nous sommes trois blessés. Nous avons eu très peur. » Gil Eckert et ses passagers affirment avoir été bien visibles : tous munis de lampes frontales. Les blessures ont été constatées par un médecin. Deux jours d'ITT (Incapacité temporaire totale) ont été octroyés à trois de ses passagers. Gil Eckert, lui, a déposé plainte dès le lendemain des faits.
JACQUES RICHÉ : « (GIL ECKERT) MENAIT DES ACTIVITÉS ILLICITES »
Jacques Riché, de l'entreprise Riché and Kaw, qui organise des excursions touristiques sur le marais, s'est défendu en déclarant que « ce monsieur se rendait un peu trop souvent sur les marais et qu'il y menait des activités illicites » . L'excursionniste affirme que « la personne s'est foutue en l'air toute seule » . Il n'aurait, dit-il « rien avoir là-dedans » .
Jacques Riché déclare avoir lui aussi déposé une plainte à la gendarmerie de Cacao avant de se rétracter et d'évoquer une simple main courante. La gendarmerie affirme n'avoir reçu aucune main courante à ce sujet.
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