Manuel Valls défend le 100 % contrôle à l'aéroport Félix-Éboué : «Ce n'est pas le moment de faiblir»
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Manuel Valls défend le 100 % contrôle à l'aéroport Félix-Éboué : "Ce n'est pas le moment de faiblir"

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
Le procureur général Joël Sollier et la procureure de la République Aline Clérot échangent avec le ministre des outre-mer sur l'opération 100 % contrôle.
Le procureur général Joël Sollier et la procureure de la République Aline Clérot échangent avec le ministre des outre-mer sur l'opération 100 % contrôle. • G.T.

Plusieurs voix, y compris au sein des autorités, s'élèvent pourtant contre le maintien du dispositif.

Manuel Valls a terminé son déplacement de quatre jours en Guyane par une séquence dédiée au 100 % contrôle, à l'aéroport Félix-Eboué. Ce passage est d'ailleurs devenu une tradition : la quasi-totalité des ministres venus en Guyane depuis le début de ce dispositif, en octobre 2022, font de même.

Le ministre des Outre-mer a défendu ce 18 juin l'opération et son bilan : "Le dispositif a permis de compléter l'action judiciaire saturée. C'est un outil qui répond à notre volonté de fermeté. C'est essentiel. Il faut poursuivre ce travail.

Pourtant, de plus en plus de voix s'élèvent pour demander la fin du 100 % contrôle. Les parlementaires et des associations en font partie. L'opération ne fait pas non plus l'unanimité au sein des autorités. Christian Nussbaum, le directeur territorial de la police nationale, confiait en début d'année dans une interview à France-Guyane vouloir "arrêter le 100 % contrôle" pour "libérer beaucoup de fonctionnaires pour faire nos nombreuses autres tâches."

Lire aussi : À l'aéroport Félix-Éboué, l'ombre du " profilage racial "

"Arrêter cela n'est pas à l'ordre du jour"

Interrogé sur ce point, le ministre poursuit : "C'est un dispositif efficace. Il ne peut pas être remis en cause. Le trafic reprendrait. Ça représenterait une forme de faiblesse pour l'État. Arrêter cela n'est pas à l'ordre du jour. Ce n'est pas le moment de faiblir ou de faire un pas en arrière."

Dans son bilan de la sécurité de 2024, la préfecture mettait en avant les derniers chiffres du 100% contrôle. Les services de l'État s'appuient sur la baisse des interdictions d'embarquer (-56 %) et de celle des non-présentations à l'aéroport (-35 %) entre 2023 et 2024. 

La quantité de cocaïne saisie dans les aéroports parisiens sur des passagers arrivant de Cayenne est passée de 528 kg en 2022, à près de 200 kg en 2024. Les interpellations, quant à elles, sont en hausse de 24 % (738 en 2024).

Manuel Valls n'a pas annoncé de progrès dans le dossier du scanner intra-corporel, attendu de longue date. "Je crois qu'on est face à une problématique technologique. Il faut avancer sur ce sujet", a-t-il indiqué. Le système a pourtant démontré une certaine efficacité chez nos voisins surinamais ou même aux Pays-Bas. 

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