Mort d’André Mahès : le Kouroucien avait défendu son foyer
L'affaire judiciaire de cet homme, condamné mais sans mandat de dépôt, avait marqué ceux qui avaient suivi son procès.
André Mahès est mort ce 27 janvier. Le parcours judiciaire de ce Kouroucien de 64 ans avait marqué ceux qui avaient suivi son procès.
Une nuit d'août 2016, alors que sa famille dort, des braqueurs s'infiltrent chez lui. Dans un réflexe de défense, André Mahès cherche son arme, il tire un premier coup. Puis, alors que les cambrioleurs ne fuient pas, il tire un second coup. Celui-ci atteint à la tête l'un des potentiels agresseurs. Le voleur décèdera de ses blessures.
"Je n'ai jamais eu l'intention de tuer quelqu'un"
La cour criminelle a jugé cette affaire en décembre 2023. Ses voisins, sa famille et ses amis ont composé un comité de soutien qui l'a accompagné tout au long des démarches. "Je n'ai jamais eu l'intention de tuer quelqu'un, avait affirmé tout au long de la procédure l'homme. J'ai tiré pour les faire fuir... J'ai eu peur pour ma famille."
Dans son jugement, la justice avait pris en compte le contexte difficile dans lequel les faits s'étaient déroulés et avait reconnu qu'André Mahès n'est pas un homme dangereux.
Le Kouroucien est condamné, mais sans mandat de dépôt. Il a pu passer la dernière année de sa vie auprès de ses proches. Sa famille, que nous avons contactée, a laissé un message pour ceux qui avaient connu André : "Son départ laisse un vide immense que rien ne pourra combler. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour honorer la mémoire de Monsieur Mahès André lors de ses funérailles." La date des funérailles devrait être connue dans la semaine.

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