À Saint-Georges, une centaine d'habitants ont marché contre l'insécurité
Près d’une centaine de personnes ont pris part ce dimanche 13 février à une marche contre l’insécurité dans les rues de Saint-Georges de l’Oyapock. Une semaine après le décès de deux hommes par balle pendant un cambriolage, les habitants réclament davantage de moyens pour assurer leur sécurité.
Ce dimanche 13 février, les proches de Luciano, une des deux personnes décédées dans un échange de coups de feu une semaine plus tôt, ont marché pour faire part de leur désarroi. Ils ont été suivis par près d'une centaine d'habitants.
« Il y a eu un cambriolage chez les voisins de Luciano. Ce dernier a voulu les repousser, il est sorti armé. » contextualise Emmanuel Felissaint, candidat aux élections législatives dans la 1ère circonscription, qui a suivi de près la manifestation d’hier. Les échanges de coups de feu qui ont suivi n’ont laissé aucune chance au jeune père de famille, qui est décédé des suites de ses blessures au dispensaire de la commune. Un autre homme a péri sur la voie publique.
Désormais, les locaux demandent des moyens supplémentaires pour assurer leur sécurité.
Tout juste 7 jours après les faits, près d'une centaine de personnes ont pris part à une courte manifestation, notamment suivie par l’association Trop Violans. Parmi les revendications flanquées sur les banderoles au cours de la « marche contre l’insécurité », les habitants ont pointé du doigt la recrudescence des contrôles de gendarmerie pour de « petits manquements ». Tout en assurant sur plusieurs écriteaux que les patrouilles de nuit manquent cruellement pour assurer leur sécurité.
« Il y a des patrouilles de nuit, des opérations qui sont montées régulièrement avec le PSIG qui va sur Saint-Georges pour faire des contrôles renforcés. » nous indique-t-on du côté de la compagnie de gendarmerie de Matoury, en rappelant également que « ce sont les gendarmes qui ont prodigué les premiers soins à la victime », au cours de cette tragique nuit du 6 au 7 février.
« Je comprends très bien la réalité des gendarmes, qui ont des besoins et qui sont toujours en sous-effectifs, malgré tout c’est le ressenti de beaucoup de gens sur place » conclut Emmanuel Felissaint.

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