Ces Guadeloupéens morts à la suite de l'intervention des gendarmes
Ces gendarmes avaient ils le droit de tuer ? Cette question certainement provocatrice colle pourtant assez bien à quatre affaires qui pour les proches des victimes s'apparenteraient à des ripostes disproportionnées. Toutes ont conduit à quatre décès de Guadeloupéens, à quatre époques différentes. Les récits de ces décès et des enquêtes s'y afférant font l'objet d'un film documentaire du journaliste, Harry Roselmack.
En pleine soirée, Charles-Henri Salin, jeune lycéen, sort du cinéma avec son cartable sur le dos. Lorsque sa route croise une patrouille de gendarmes à Boissard. Le jeune garçon n'ira pas plus loin, car il sera abattu de trois balles en plein thorax, tiré du pistolet mitrailleur de Michel Maas, maréchal des logis de la gendarmerie. Le militaire affirmera avoir tiré pour « sauver sa vie ».
Or, le jeune lycéen n'était bien entendu porteur d'aucune arme. Bavure survenue dans un contexte de l'époque où les gendarmes patrouillaient à la recherche du truand Timalon, soupçonné d'avoir tué un autre gendarme quelques jours plus tôt. Le militaire devenu meurtrier avait été promu adjudant. Et lors de son procès d'assises, tenu en 1990 et délocalisé à Paris, il fut acquitté.
Il était poursuivi pour avoir provoqué la mort sans intention de la donner, mais les jurés parisiens l'acquittaient, réceptifs à l'argumentation de l'avocat général selon lequel le gendarme aurait eu « un motif...

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