Vers la fin de l'OPRF ? Ils veulent sauver leur établissement
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EDUCATION

Vers la fin de l'OPRF ? Ils veulent sauver leur établissement

Propos recueillis par Gaetan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
Depuis le début de la semaine, les stagiaires et formateurs bloquent l'entrée de l'OPRF
Depuis le début de la semaine, les stagiaires et formateurs bloquent l'entrée de l'OPRF • GT

 Mobilisés depuis lundi, le personnel et les stagiaires de l'OPRF s'inquiètent quant à l'avenir de leur établissement. Une liquidation financière serait sur la table sans qu'aucune perspective d'accompagnement ne soit réellement établie pour les personnes concernées. Alors que les formateurs perçoivent difficilement leur salaire, les élèves ne savent pas s'ils vont pouvoir finir leur formation. Nous avons récolté les témoignages de ces différentes personnes.

Cela fait depuis lundi qu'ils manifestent devant l'entrée de l'Opérateur public régional de formation. À l'origine du mouvement, des retards de paiement de salaires qui se font de plus en plus inquiétants pour chacun des formateurs et personnel administratif. Une liquidation financière menace ainsi la structure sans que personne ne soit vraiment informé sur la marche à suivre si tel serait le cas. Autre inquiétude : les formations des stagiaires. Pourront-elles finir et pourront-ils valider leur diplôme afin d'atteindre leur souhait d'insertion professionnelle ? D'anciens élèves ont également témoigné...

Si lors de la création de l'OPRF, 83 effectifs de personnel étaient présents, aujourd'hui ils sont 47 à craindre pour leur futur. Ce sont des locaux qui peuvent accompagner la formation de près de 500 personnes qui pourraient fermer. Or depuis quelques années déjà, certains cursus avaient commencé à fermer leurs portes. Le manque de moyens financiers et le manque de matèriel nécessaire à la formation se faisait déja ressentir

Joanne Latidine, responsable formation, et Johana Smock, responsable de pole, reviennent tout d'abord sur le déroulé des évenements qui ont mené à cette grève :

"Cela fait maintenant un an qu'on a des retards de salaires assez récurrents. En décembre la situation s'aggrave. Nous prenons part à deux Conseil d'administration d'urgence au cour desquels...