Un accès aux droits insuffisant en Guyane
Deux difficultés majeures d'accès aux droits sont mises en avant : la distance et la mobilité.
La Défenseure des droits, Claire Hédon, s'est rendue en Guyane la semaine du 16 mai. Après ses visites à Camopi, Saint-Laurent et Cayenne, elle dresse un tableau contrasté de l'accès aux droits sur le territoire.
Enclavement et pauvreté
Claire Hédon constate deux difficultés majeures d'accès : la distance et la mobilité. « Le manque de mobilité n'est pas lié qu'à la distance. Il existe aussi dans les quartiers informels. Quant au taux de pauvreté, ce n'est pas seulement un manque de revenus financiers, c'est aussi un révélateur d'accès au droit », glisse-t-elle.
Pour elle, ce sont les services publics qui rendent concret l'accès au droit : « Pour que ça fonctionne, il faut des agents. Il y a un manque de moyens humains ».
En Guyane, de nombreux services publics souffrent de ce manque moyens. Devant la CGSS (la Sécu), la Poste, et de nombreux services préfectoraux, les files d'attentes sont longues. « S'il n'y a pas assez de renouvellement de cartes de séjours, c'est qu'il n'y a pas suffisamment d'agents », assure Claire Hédon.
Un droit à l'éducation en berne
Sur les 141 000 réclamations annuelles, l'accès aux services publics en représente 90%. L'autre partie de l'action se concentre sur la...

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