Vie chère : « Nous avons démontré notre capacité à débattre démocratiquement »
Les premières assises populaires contre la vie chère, organisées à Petit-Bourg, à Rivière-Salée, ont remporté un vif succès. Durant deux jours (les 13 et 14 juin), syndicalistes, élus associatifs, parlementaires, experts, économistes se sont succédé pour apporter leur éclairage sur les facteurs structurels de la vie chère dans un contexte de concentration de l'économie.
«Tjè nou blenndé, la kali lenndé, i li tindé, i li tindé, an han, nou ka maché anlè santiman nou »... Debout, le poing levé, le public entonne le célèbre morceau de Niko Gernet (pilier de Tanbou Bô Kannal), dont le refrain résonne comme un véritable appel à la mobilisation. En ce samedi après-midi, les assises populaires contre la vie chère s'achèvent. Et pour une première édition, huit mois après la contestation sociale, c'est un succès. « On peut être fier de nous-mêmes malgré l'indiscipline ambiante et les moments de tension », lance Jean-Philippe Nilor, instigateur, avec Marcellin Nadeau, de cet événement. « Il faut multiplier ces expériences. Nous avons démontré, de manière magistrale, notre capacité à débattre démocratiquement entre nous. »
L'économie de comptoir
Durant deux jours, syndicalistes, élus associatifs, parlementaires (de Martinique, de Polynésie, de La Réunion, de Guyane, de l'Hexagone), experts, économistes se sont succédé pour apporter leur éclairage sur les facteurs structurels de la vie chère dans un contexte de concentration de l'économie. Christophe Girardier, président de Bolonyocte Consulting, auteur de trois rapports sur le marché de la distribution de détail en Outre-mer, n'y est pas allé par quatre chemins, notamment lors des échanges autour de l'impact du transport et de la fiscalité dans la formation des prix. « C'est ce que j'appelle le leurre de l'insularité », insiste-t-il. « Je ne dis pas qu'être éloigné de la métropole ne contribue pas à la vie chère. Je dis que, s'agissant des produits que vous achetez dans les supermarchés ici, les frais de transport et d'approche représentent entre 5 et 9% du prix. » Il poursuit : « Quand on regarde...

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