Fin de l'impression systématique des tickets de caisse : une mesure encore peu suivie
Malgré l'entrée en vigueur il y a un an, le 1er août 2023, de la loi qui mettait fin à l'impression systématique des tickets de caisse, de nombreux commerces de Guadeloupe continuent d'éditer ce bout de papier, par réflexe ou sur demande encore trop récurrente du consommateur.
Un an après, rien ne semble avoir vraiment changé. En effet, bien que la loi contre l'édition systématique des tickets de caisse soit entrée en vigueur, la perte de cette habitude semble bien difficile aussi bien du côté des commerçants que des clients.
La loi, qui vise à réduire la production de papier et l'impact environnemental des déchets, dispose que les tickets de caisse, de carte bancaire et de bons d'achats ne doivent plus être imprimés systématiquement depuis le 1er août 2023. Ils doivent être proposés sous forme électronique, sauf demande express du client. Or, les bonnes vieilles habitudes autour de ces tickets persistent. « J'ai besoin d'avoir le papier sous les yeux pour contrôler mes achats. Surtout, avec la preuve d'achat, les échanges ou les remboursements restent possibles. J'ai cette habitude et je ne compte pas en changer. Je reste trop méfiante sur l'application des prix », déclare Aline, à la sortie de Carrefour Destreland.
Du côté des hôtes de caisse, même son de cloche. Pour Maéva*, commerçante dans le nord Grande-Terre, « c'est très difficile de renoncer à des pratiques anciennes. Je pense aussi que beaucoup de petits commerçants n'ont même pas connaissance de cette loi. Ça serait pertinent de renforcer la communication sur le sujet ».
Plusieurs commerçants justifient ainsi cette non-conformité par des difficultés techniques et un manque de moyens. Les plus petits expliquent ainsi ne pas pouvoir investir dans des outils numériques qui permettraient de dématérialiser les tickets de caisses et de renoncer, de fait, à leur édition, tandis que d'autres expriment une réelle réticence face aux changements. « On redoute de perdre des clients si on renonce à éditer les tickets de caisse, surtout les plus âgés qui n'ont pas forcément d'adresse e-mail pour envisager un envoi électronique ou qui ne se sentent pas à l'aise face à la technologie », explique un commerçant de Pointe-à-Pitre.
Pour les plus grands qui auraient investi dans des zones de caisses automatiques, le frein technique est aussi bien présent : sortir de ces zones où le client est autonome implique obligatoirement de scanner un code barre présent sur ce justificatif d'achat. Le ticket de caisse risque donc de faire encore longtemps parti de notre quotidien.
* Le prénom a été modifié.

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