Tracé de l'oléoduc : le Conseil d'État tranche en faveur de la centrale du Larivot
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×
ENERGIE/JUSTICE

Tracé de l'oléoduc : le Conseil d'État tranche en faveur de la centrale du Larivot

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
Maude Pulcherie s'oppose au tracé de l'oléoduc de la centrale du Larivot. Elle pose ici devant la canalisation qui sera bientôt enfouie
Maude Pulcherie s'oppose au tracé de l'oléoduc de la centrale du Larivot. Elle pose ici devant la canalisation qui sera bientôt enfouie • G.T.

La plus haute autorité administrative du pays rejette la requête de la riveraine du tracé.

Par une décision du 25 mars, le Conseil d'Etat donne raison à EDF-PEI dans son conflit l'opposant à une riveraine de l'oléoduc devant alimenter la centrale du Larivot. 

Lire aussi : Centrale du Larivot : le monstre énergétique de 600 millions d'euros prend forme

Selon la décision des juges, relayée par Guyaweb, Maude Pulchérie n'était "pas fondée à demander l'annulation des arrêtés du préfet de Guyane de 2020 déclarant d'utilité publique la canalisation." 

Maude Pulchérie et le collectif Alter Larivot estiment qu'EDF ne respecte pas les distances imposées par les Plans de prévention des risques technologiques, créés à la suite de la catastrophe d'AZF, à Toulouse. Elle désigne aussi des modifications du tracé - long de 14 km - par rapport à ce qui était prévu à l'époque de l'enquête publique. "Ma liberté fondamentale de vivre dans un environnement sain est bafouée. Nous sommes pieds et poings liés face à un danger de mort ", nous expliquait-elle plus tôt dans le mois. La loi 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés serait aussi bafouée, toujours selon la riveraine. 

"Un jugement sur la forme et pas sur le fond"

La plus haute autorité administrative du pays décide finalement de rejeter la requête et donne raison à l'énergéticien. 

EDF-PEI, contacté, "prend acte avec satisfaction de la décision rendue par le Conseil d'état, qui vient confirmer la légalité de la servitude d'utilité publique de la canalisation. Cette décision nous permet de poursuivre le chantier de construction de la canalisation selon le calendrier prévu."

C'est "un jugement sur la forme et pas sur le fond. Ils n'ont pas répondu à la question que je suis en risque de mort", réagit la retraitée de la DGTM.  L'ultime voie de recours potentielle est la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). 

La centrale du Larivot, qui doit être livrée début 2027 pour remplacer Dégrad-des-Cannes, fournira jusqu'à 120 MW d'énergie dite "pilotable."

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique
Sur le même sujet
Au-delà des chiffres, c'est toute la viabilité d'un secteur stratégique qui est en jeu.
Fil info

[TRIBUNE] "Communication de l'État : pour une juste...

François Barbier, Média-Relais ; Ludovic Clausel, Tintamarre & Co ; Béatrice Cléon, France-Antilles & France-Guyane ; Annie Condamino, Publidom ; Xavier Magin, ATV ; Lucie Manuel, Mots d'ici ; Fanny Millet, Trait d'Union Guadeloupe ; Max Monrose, Zitata ; Emmanuel de Reynal, Publidom ; Franck Zaméo, Cibles, vice-président de la délégation Outre-mer de l'AACC - Vendredi 21 août 2026

Le gouvernement vient d'annoncer une réforme structurelle majeure de la communication de l'État, visant sobriété, efficacité et lisibilité,...

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×