IceMax, le bateau de forage, a quitté les eaux guyanaises en début d'année. Depuis, les opérations en mer sont au point mort (photo d'archives)
La société renonce à chercher du pétrole sur un nouveau site situé au large de la zone explorée depuis 2011.
La décision date du mois de janvier mais n'a été rendue publique que récemment, dans le bulletin d'information du bureau exploration-production des hydrocarbures. La société Shell a retiré sa demande de permis de recherche baptisé « Fregata » . Il concernait une zone située au large des côtes guyanaises, jusqu'à la limite de la zone économique exclusive, au nord de « Guyane maritime » , la zone explorée depuis 2011. La demande, déposée en août 2012, était toujours en cours d'instruction. Chez Shell, on explique ce retrait par le besoin de se concentrer sur certaines priorités. « Lors de la campagne sismique menée durant le second semestre 2012, on a récupéré énormément de données sur la zone centrale du permis Guyane maritime dont la date d'expiration est mi- 2016, donc ça arrive assez vite » , détaille Gilles Amiard, directeur délégué de Shell Guyane. « Ces données nécessitent du temps pour êtres analysées et interprétées, et c'est aujourd'hui notre priorité. C'est pour cela que nous avons retiré notre demande de permis exclusif Fregata. »
PAS DE RÉSULTATS AVANT FIN 2014
Les dernières opérations de forage sur « Guyane maritime » ont eu lieu en décembre 2013. Le navire a quitté les eaux guyanaises début janvier et les seules opérations en mer menées depuis concernent l'impact environnemental : un prélèvement de fonds marins a eu lieu en janvier et une campagne de pêche est en cours. Les résultats des analyses sismiques ne devraient pas être connus avant la fin d'année voire le début de l'année prochaine. « Le sismique est un outil extrêmement important pour évaluer le potentiel d'une zone. Mais il y a tellement de données à exploiter que cela prend énormément de temps » , insiste Gilles Amiard.
Ces analyses pourraient faire ressortir des informations importantes, non connues à ce jour, sur d'éventuelles poches d'hydrocarbure. La possibilité de trouver du pétrole exploitable et en quantité suffisante au large de nos côtes dépend donc désormais de ces résultats. Tout comme la suite de la campagne de recherche sur Guyane maritime. En fonction de ces résultats, Shell pourrait poursuivre les opérations jusqu'au terme du permis, mi-2016, ou décider de tout stopper. « On espère tous, bien évidemment, mais c'est la géologie qui décide » , reconnaît le directeur délégué de Shell Guyane.
À ce jour, un seul forage, le tout premier réalisé en 2011, a révélé la présence d'hydrocarbure.
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