L'opposante au maire, Juliana Rimane, a rencontré des socioprofessionnels, vendredi soir, dans le cadre de sa campagne pour les élections municipales de mars.
« Nous voulons proposer une force d'alternance. En dix-huit ans aux commandes de la ville, nous estimons que l'équipe municipale a eu le temps de maîtriser l'espace urbain. Quand on songe, par exemple, qu'il y a des routes qui ne sont toujours pas communales et appartiennent encore au Centre national d'études spatiales... On ne peut pas sans arrêt dire : « C'est la faute de l'État, celle du conseil général, celle de la Simko ou celle du Cnes. » Il faut prendre ses responsabilités. »
En compagnie de quelques-uns de ses colistiers, Juliana Rimane (UMP) a lancé sa campagne auprès des socioprofessionnels, vendredi soir, au restaurant Le Karting, zone de Pariacabo. D'autres réunions sont prévues dans les quartiers, jusqu'en mars. Frédéric Wolf (UMP) a d'emblée fixé l'état d'esprit dans lequel cette équipe se présente devant les électeurs : « Nous sommes très ouverts et avons des préoccupations de terrain et de proximité, davantage que des visées politiciennes. »
En écho à l'assertion initiale, Gamal Hooseinbux, entrepreneur et militant centriste (3,09% aux dernières législatives sous l'étiquette du Modem), imagine ce que devrait être l'attitude d'un maire : « Le premier magistrat se doit d'être intrusif et de bousculer ses partenaires institutionnels, même en pratiquant l'entrisme et l'ingérence. » Les thèmes de la campagne électorale sont vite apparus : insécurité, économie, impôts. « Ce sont ceux qui préoccupent la population » , se justifie Juliana Rimane. Pheary Boinard, gérante d'une société d'assurance, lui emboîte le pas : « Il faut assainir la ville, mettre en place les conditions de la tranquillité des citoyens pour que les entrepreneurs aient envie d'y investir. Pour ma part, pour l'instant, j'aurais davantage envie d'en partir. »
Zéphir Junel, paysagiste, estime que l'insécurité est le fait « d'une minorité de jeunes, mal éduqués, qui ne respectent plus rien et qui ne sont pas punis à la hauteur de leurs actes » . Pour Julien Valette, représentant de l'Union des démocrates et indépendants (UDI, de Jean-Louis Borloo), juge que « Kourou est un véritable trou noir en matière de création d'entreprise alors qu'elle jouit, depuis l'Europe, d'une aura extraordinaire grâce à son secteur spatial, ce qui devrait la rendre exemplaire. »
Christiane Grébert, Juliana Rimane, Poolina Cullet et Frédéric Wolf, vendredi soir, lors de la réunion de la candidate avec les socioprofessionnels. (PhCh)
•
Édition spéciale : Rétro 2025
Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters