Les locaux de l’usine Yana Wassaï inaugurés
8 ans après le début du projet, les locaux de Yana Wassaï, à Montsinéry-Tonnegrande, sont enfin inaugurés. Lors de son entrée en production, elle deviendra la première usine de transformation de Wassaï et autres fruits amazoniens en Guyane. Une success story locale.
Son travail et celui de ses équipes est tout près d’aboutir. À quelques pas du Zoo de Guyane, les locaux de près de 2000 m² ont été inaugurés ce 22 septembre. Dotés d’équipements innovants, ils vont assurer le lancement de la toute première usine de transformation fruits locaux en Guyane. Avec le wassaï en tête de gondole, l’entreprise traitera aussi de l’awara, du cupuacu et du camu camu. Les produits ressortiront sous différentes formes : en pulpe fraiche ou surgelée, en poudre zéodratée, en huile, et en colorant. Pour cause, Yana Wassaï vise les divers marchés de l’agroalimentaire, de la cosmétologie et de la pharmaceutique.
Les machines étant désormais fonctionnelles, le début de la production aura lieu dans quelques semaines : « avant la fin de l’année », nous assure Franck Fontenelle adjoint en charge de la logistique et de la qualité.
Le président estime le potentiel de progression de Yana Wassaï à « 10 à 12 % par an environ. Il reste donc de la marge. » Il prévient d’ailleurs lors de l’inauguration : « L’usine ne pourra perdurer que si tout le monde prend sa part dans le gâteau. Sinon, on pourrait s’essouffler », invitant ainsi de nouveaux producteurs à le rejoindre dans son aventure. Certains se sont déjà investis, mais ce sont 200 emplois qui devraient être créés, en tout, via la filière. Yana Wassaï détient aussi plusieurs centaines d’hectares de parcelle allouées par l’ONF pour sa propre production.
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Dave Drelin n’oubliera pas de rappeler l’aide essentielle apportée par le financement de l’AFD qu’il avait qualifié comme : « le facteur déclenchant. » Les fonds européens et différentes banques auront aussi permis la finalisation de cette usine.
Une usine grâce à laquelle il devrait pouvoir réaliser son envie « d’apporter quelque chose au pays. »
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Connue dans les états du nord-est du Brésil, le Para et l’Amapa, les voisins immédiats de la Guyane. Puis les sportifs, surfeurs et culturistes de toute nature, habitant plutôt les riches et grandes métropoles brésiliennes, s’en sont emparés.
Sorbets, glaces, boissons, plats cuisinés, alcools, smoothies et même bonbons et pâtisseries, tout ce qui, plus ou moins, se consommait sur les belles plages huppées de Copacabana ou Inpanema contenait du wassaï. Il n’en fallait pas plus pour lancer la machine. Ce fruit qu’on ne trouvait qu’à Belém a franchi les océans et ses dérivés alimentaires ou cosmétiques sont maintenant proposés un peu partout dans le monde, en Europe, aux États-Unis, en Australie et même au Japon.
Résultat : dans les années 2010, moins de cinq ans après son « émergence » commerciale, la production brésilienne de wassaï dépassait les 700 000 tonnes par an ; dix ans après, ce chiffre a quasiment doublé, faisant du Brésil, et plus spécifiquement de l’état du Para, le premier producteur au monde de wassaï avec 1,3 million de tonnes annuel, soit 95 % de la production brésilienne.
La valeur marchande est estimée à 1,5 milliard de dollars, soit 3 % environ du PIB (Produit Intérieur Brut) de l’état. Les exportations représentent 3 à 4 % de la production annuelle.
Source : Wassaï de Guyane : le projet enfin à maturité

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