Le new deal des patrons guyanais
Thara Govindin, en tant que présidente du Medef Guyane et de la délégation outre-mer du syndicat a porté une parole d'urgence auprès des politiques parisiens : sécurité, inflation, pouvoir d'achat, énergie, formation et emploi.Tout y est passé afin d'établir les bases d'une nouvelle gouvernance.
Pour autant, c'est convaincue de l'importance d'un New deal pour notre territoire qu'elle est partie bâton d'entrepreneur en main prêcher dans les ministères et lors de la rentrée économique de son syndicat patronal.
“Il s'agit de revoir le partenariat entre l’Etat et les territoires ultramarins à travers deux axes opérationnels. Premier axe : fournir plus de moyens techniques, d'ingénieries financières, réglementaires et normatifs favorables à la création de valeur ajouté. Second axe : Poursuivre la démarche de simplification et d’adaptations des dispositifs de financements existants aux réalités des entreprises”, détaille la cheffe d'entreprises.
Cette nouvelle politique doit offrir plus d'emploi et donc de recettes fiscales aux collectivités.
Il est toujours intéressant de rappeler que le dispositif de l'agence outre-mer pour la mobilité (Ladom) a couté 2,77 millions d'euros pour 8 559 bons utilisés. Des bons entre 270 euros pour les Antilles à 400 euros pour Mayotte et 300 euros pour la Guyane qui permettent une réduction sur le billet d'avion pour des personnes dont le quotient familial est inférieur ou égal à 11 991 euros. Il faut attendre trois ans entre chaque demande d'aides. La Corse perçoit prés de 187 millions d'euros pour la continuité territoriale, une dotation tellement généreuse qu'elle n'arrive pas à tout dépenser. Un reliquat de 137 millions d'euros existait en 2021.
Le second point abordé par Thara Govindin souhaite mettre en place un calendrier de travail. Le Mom et le Medef se rencontreront deux fois par an. Le prochain échange est prévu courant novembre.
“Je déplore de ne pas être écoutés par les politiques.Nous ne sommes consultés qu'en urgence. Personne ne m'a demandé d'écrire une synthèse de nos attentes, de nos besoins par rapport à la rencontre avec le président Macron. Jusqu'à preuve du contraire, c'est le monde économique qui fait fonctionner un territoire. Nous avons une vision de l'économie nécessaire à la Guyane”, promeut la présidente des patrons de Guyane.
Une vision qui a parfois du mal à trouver le consensus notamment quand il s'agit de discuter de la pérennité de l'octroi de mer. Entre les commerçants qui souhaitent passer à la TVA et le secteur de la BTP qui se contente de l'octroi de mer, le débat continu. Entre une taxe payé directement comme l'octroi de mer ou les impôts collectés comme la TVA.

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