Kiko Rey, le dernier « concessionnaire »
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Kiko Rey, le dernier « concessionnaire »

Kiko Rey
Kiko Rey • EUGÈNE EPAILLY

Quoi de commun entre les derniers pionniers de la Haute-Mana comme le Guyanais Crépin, le Martiniquais Emile Jurnary, DemBow le Saint-Lucien, Elphèse Magloire, Bague le Saramaka, Louis Honoré... et Kiko Rey? IIs sont héritiers d'une même histoire et animés de la même passion fiévreuse pour l'or. Les moyens ne sont plus les mêmes, mais les artifices perdurent.

Repentir entre dans l'histoire en 1901

C'est en 1901 que le Guadeloupéen Demarcy dresse à la main, le premier plan d'un secteur qu'il n'obtiendra pas. Albert Rivierez, père du célèbre médecin, Théodule Leblond et F. Weishaupt posent le premier permis minier du secteur. Ce sera le Placer Union.

Les tribulations minières entre chercheurs d'or officiels et maraudeurs venus des Antilles anglophones vont attirer les Antillais français dans le secteur. En 1954, le Bureau Minier Guyanais (BMG) posera des permis miniers par-dessus tout ce beau monde d'orpailleurs munis seulement d'une licence minière payable en or ou en espèce.

Le BMG associé à la Société de Saint-élie Adieu Vat, lancera la mine d'or de Sophie et chassa les « minè » (mineurs).

Un homme résiste. Le Guyanais Crépin quitte le site de Sophie et s'installe en leader sur de nouveaux gisements. le lieu s'appellera : Repentir, en remord d'avoir vendu les secrets miniers aux nouveaux occupants venus d'Europe. Ces hommes fondent encore un nouveau village qu'ils