Que se passe-t-il à Kourou en ce moment ?
Nous obtenons les résultats de la politique
menée depuis une dizaine d'années. L'insécurité ne constitue qu'un
exemple du malaise économique et social de cette ville. En dix ans,
ils ont abîmé la ville de Kourou, la population diminue. C'est la
seule grande ville où cela arrive en Guyane. Plus généralement
c'est toute la CCDS (Communauté des communes des Savanes) qui perd
des habitants. Il n'y a pas d'activité économique à Kourou donc
forcément la question de l'insécurité apparaît comme un bouton sur
le nez.
Il est temps de dire qu'on a franchi la ligne
rouge. Il y a urgence d'agir ou de réagir, plutôt. Il nous faut un
sursaut. Kourou ne peut pas glisser dans ses bas fonds. La ville de
Kourou régresse dans ces espaces démocratiques, le dernier CSPD
(Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance)
s'est déroulé en 2017, les conseils des quartiers n'existent
plus.
Comment résoudre cette insécurité ?
Le maire actuel a surfé sur la question de
l'insécurité. La question est devenue dramatique car elle atteint à
des vies. Ce n'est pas en promettant avec des slogans :
l'installation du commissariat ; ou le recrutement de 1000 emplois
par an par le CSG, qu'on la résorbe. Surtout qu'il s'agit ni plus
ni moins d'un mensonge. Les effectifs du CSG tendent à se
stabiliser voire à diminuer autour de 1500 emplois.
Les réponses apportées sont celles du repli
communautaire. Jeudi dernier, la jeunesse est venue voir le maire
qui a décidé de tenir une réunion... au village Saramaca. Les
problèmes de la jeunesse ne sont pas communautaires. Il y a une
balkanisation de Kourou, encouragée par son maire qui décide un
jour de se draper du drapeau haïtien, puis un autre d'organiser la
fête des Brésiliens. Il excite le fait communautaire...
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