Jean-Étienne Antoinette : « Kourou ne peut pas glisser dans ses bas fonds. Il nous faut un sursaut »
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Jean-Étienne Antoinette, ancien maire et sénateur, élu de l'opposition de Kourou

Jean-Étienne Antoinette : « Kourou ne peut pas glisser dans ses bas fonds. Il nous faut un sursaut »

Propos recueillis par Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
Kourou perd des gens, l'économie est trop rattachée à celle du spatial. Il est temps d'agir, pense l'ancien maire de la commune Jean-Etienne Antoinette.
Kourou perd des gens, l'économie est trop rattachée à celle du spatial. Il est temps d'agir, pense l'ancien maire de la commune Jean-Etienne Antoinette. • GG

Jean-Etienne Antoinette, maire de Kourou durant 18 ans, avant François RInguet, appelle les citoyens à réagir face à l'insécurité et à la regression dans tous les secteurs de la ville spatiale.

Que se passe-t-il à Kourou en ce moment ?

Nous obtenons les résultats de la politique menée depuis une dizaine d'années. L'insécurité ne constitue qu'un exemple du malaise économique et social de cette ville. En dix ans, ils ont abîmé la ville de Kourou, la population diminue. C'est la seule grande ville où cela arrive en Guyane. Plus généralement c'est toute la CCDS (Communauté des communes des Savanes) qui perd des habitants. Il n'y a pas d'activité économique à Kourou donc forcément la question de l'insécurité apparaît comme un bouton sur le nez.
Il est temps de dire qu'on a franchi la ligne rouge. Il y a urgence d'agir ou de réagir, plutôt. Il nous faut un sursaut. Kourou ne peut pas glisser dans ses bas fonds. La ville de Kourou régresse dans ces espaces démocratiques, le dernier CSPD (Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance) s'est déroulé en 2017, les conseils des quartiers n'existent plus.

Comment résoudre cette insécurité ?

Le maire actuel a surfé sur la question de l'insécurité. La question est devenue dramatique car elle atteint à des vies. Ce n'est pas en promettant avec des slogans : l'installation du commissariat ; ou le recrutement de 1000 emplois par an par le CSG, qu'on la résorbe. Surtout qu'il s'agit ni plus ni moins d'un mensonge. Les effectifs du CSG tendent à se stabiliser voire à diminuer autour de 1500 emplois.
Les réponses apportées sont celles du repli communautaire. Jeudi dernier, la jeunesse est venue voir le maire qui a décidé de tenir une réunion... au village Saramaca. Les problèmes de la jeunesse ne sont pas communautaires. Il y a une balkanisation de Kourou, encouragée par son maire qui décide un jour de se draper du drapeau haïtien, puis un autre d'organiser la fête des Brésiliens. Il excite le fait communautaire...

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