GPAR : reprise des négociations
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GPAR : reprise des négociations

T.F. / S.B.
Le mouvement de grève au GPAR se poursuit. Les compagnies aériennes doivent s'organiser pour avitailler leurs appareils (photo d'archives)
Le mouvement de grève au GPAR se poursuit. Les compagnies aériennes doivent s'organiser pour avitailler leurs appareils (photo d'archives)

Les discussions entre les salariés du Groupement pétrolier d'avitaillement et leur direction doivent reprendre ce matin. Entamé la semaine dernière, le mouvement perturbe considérablement le trafic aérien.

Après une semaine de grève, la situation n'a guère évolué entre les salariés du GPAR (Groupement pétrolier d'avitaillement) et leur direction antillaise. Les douze grévistes (sur quatorze salariés), dont le travail consiste à ravitailler les avions en carburant, attendent depuis vendredi le retour de l'administrateur de la société. La reprise des négociations est prévue pour ce matin, dès 9 heures.
Depuis le début du mouvement, les grévistes appliquent les accords d'entreprises qui les obligent à respecter un service minimum de deux heures par jour. Insuffisant, selon les compagnies aériennes et la préfecture. Celle-ci a réquisitionné ces derniers jours les personnels grévistes pour avitailler les avions. Les grévistes ont contesté ce procédé devant le juge des référés, qui a rejeté leur requête.
La grève au GPAR impacte directement les compagnies aériennes. Air Guyane a dû annuler douze vols depuis le début du conflit, ce qui représente une perte financière de l'ordre de 40 000-50 000 euros, selon Christian Marchand, directeur de la compagnie. Ce week-end, l'ensemble des vols a pu être réalisé « grâce aux réquisitions de la préfecture, explique Christian Marchand. Sinon, c'est la croix et la bannière pour être ravitaillé. Les deux heures de service minimum du GPAR ne suffisent pas pour avitailler les gros-porteurs et nos avions. » Si l'avitaillement n'est pas assuré aujourd'hui, les vols ne pourront pas être tous maintenus.
Air Caraïbes doit également prévoir au jour le jour le ravitaillement en carburant de son avion. « On sait au dernier moment si l'avitaillement est possible ou pas » , indique Sophie Bocquel, directrice commerciale Guyane d'Air Caraibes. Hier, l'avion de Paris est arrivé à Cayenne avec quatre heures de retard et devait repartir à minuit. La compagnie avait prévu, au cas où l'avitaillement ne serait pas assuré à Félix-Éboué, d'aller faire le plein à La Barbade. Mercredi dernier, la compagnie avait pu être avitaillée au Suriname, mais une grève des aiguilleurs du ciel, débutée vendredi à l'aéroport de Paramaribo, a bouleversé ces plans.
Air France assure quant à elle « exécuter son programme de vol sans perturbation » , explique Gisèle Le Nozer, directrice régionale de la compagnie. Les avions ont pu faire le plein aux Antilles quand ce n'était pas possible en Guyane. Des retards ont néanmoins été signalés.

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