Free Caraïbe sanctionné par l'Arcep pour non-respect de ses obligations de déploiement aux Antilles-Guyane
Soutenez la presse écrite et France-Guyane : >ABONNEZ-VOUS !
ECONOMIE

Free Caraïbe sanctionné par l'Arcep pour non-respect de ses obligations de déploiement aux Antilles-Guyane

Rédaction web (France-Antilles)

L'opérateur Free Caraïbe a été condamné à une amende de 300 000 euros par l'Arcep pour non respect de ses obligations de déploiement en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

Dans une décision du 26 septembre dernier, l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) a condamné, une sanction financière de 300 000€ la société Free Caraïbe.

Pour rappel, en 2017, l'Arcep avait attribué à la société Free Caraïbe des fréquences en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin.

Des engagements non tenus
Selon l'Arcep, Free Caraïbe était tenu de fournir, au 22 novembre 2018, un service téléphonique et un accès mobile à très haut débit à : 50% de la population de la Guadeloupe ; 30% de la population de Guyane ; 50% de la population de la Martinique ; 75% de la population de Saint-Barthélemy et 75% de la population de Saint-Martin.

En décembre 2020, la formation de règlement de différend, de poursuite et d'instruction de l'Arcep a constaté que Free Caraïbe avait manqué à ses obligations de déploiement, et l'a ainsi mis en demeure de les respecter au plus tard le 31 décembre 2021.

La réponse de Free Caraïbe
L'opérateur mobile s'est défendu en indiquant que “les territoires de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont subi pendant des décennies des tarifs mobiles élevés faute d'une concurrence suffisante."

En ajoutant que " le 17 mai 2022, Free Caraïbe a révolutionné le marché sur ces territoires français ultra-marins en commercialisant un forfait sans engagement 6 fois moins cher que les offres préexistantes.”

Enfin : "l'Arcep a sanctionné Free Caraïbe pour des retards de déploiement, sans prendre en compte les extrêmes difficultés de déploiement et l'impact de la crise sanitaire. Comme dit le proverbe populaire : " l'ingratitude est fille du bienfait “.