Les demandes d'autorisation de construction de logements ont chuté de 42% mais celles des logements sociaux se maintiennent (photo d'archives)
Le ralentissement de l'économie guyanaise a été confirmé l'an passé avec l'installation durable du chômage alors que la construction connaît des difficultés. Les ménages se réfugient dans l'épargne.
À l'instar du contexte mondial et national, l'économie guyanaise a marqué le pas l'an passé. Mais la Guyane n'est pas isolée dans ce constat. « Les trois départements français dAmérique n'échappent pas à l'immobilisme » , fait-on remarquer à l'Insee. L'Institut identifie néanmoins quelques différences de traitement entre ces trois départements. Ainsi, si l'emploi salarié marchand est en recul en Guadeloupe comme en Martinique, il progresse en Guyane, même faiblement. Une progression certes moins importante que par le passé. C'est l'emploi dans l'industrie qui offre la plus belle percée dans ce contexte morose avec une hausse de 3,6% des emplois salariés. La construction en perd 4%. Et pour cause, la construction s'est fragilisée l'an passé.
LE SPATIAL, UN BOOSTER
Les demandes d'autorisation de logements ont chuté de 42%. Heureusement que celles de logements sociaux se maintiennent, mais à quel prix. En somme, dans un contexte économique incertain et compliqué, les ménages guyanais ont préféré épargner. Pour la première fois, l'épargne des ménages a dépassé le milliard d'économie. Au 31 décembre dernier, les dépôts des Guyanais s'établissaient à 1 037 millions d'euros, en progression de 4,4% par rapport à 2012.
Ces dépôts se décomposent en trois catégories : les dépôts à vue (retraits possibles à n'importe quel moment) terminent l'année à 345 millions d'euros, les placements liquides ou à court terme (livrets A et bleus) s'établissent à 342 millions et les placements à long terme, soit 349 millions. Ce sont les assurances-vie qui permettent ces placements à long terme de progresser.
Malgré le contexte économique, les importations guyanaises progressent pour la quatrième année consécutive. Ce sont les importations des biens d'équipement et de produits pétroliers qui tiennent le haut du pavé. « Les ménages guyanais ne contribuent pas comme les années précédentes à cette progression » , fait-on remarquer à l'Insee. Par ailleurs, avec ses sept lancés réussis en 2013, le secteur spatial reste le moteur de l'économie guyanaise. Mais malgré ces quelques signes encouragents, l'économie guyanaise a connu une année difficile. Et les premiers chiffres de l'année en cours ne permettent pas d'espérer mieux.
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