Jean-Yves Tarcy, vice-président de la Chambre d'agriculture : "Des normes s'imposent à nous et pas à d'autres..."
La Chambre d'agriculture de Guyane est présente à la 60e édition du Salon International de l'Agriculture jusqu'au 3 mars.
600 000 visiteurs sont attendus au Salon de l'agriculture de Paris. Pourquoi est-ce important d'être présent et pour quelles retombées concrètes ?
Le Salon de l'agriculture reste une vitrine importante, pour y valoriser nos produits. Économiquement, c'est très peu de retombées, mais ça permet surtout de s'ouvrir à l'extérieur. Nous profitons aussi du Salon pour rappeler aux décideurs nos besoins : que la feuille de route validée par l'ex-préfet Queffelec et le président Serville soit concrétisée. Nous avons rendez-vous à l'Élysée en ce sens.
Qu'allez-vous demander ?
Que la diversité de la production guyanaise continue à être financée, puisque c'est une demande de l'État. Et puis le POSEI (programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité, ndlr), qui permet de compenser les handicaps dus à l'éloignement de nos territoires. Nous demandons que soit maintenue l'enveloppe pour les outremers et que celle de Guyane soit augmentée.
L'ouverture du Salon a été perturbée par les manifestations d'agriculteurs s'opposant à la politique d'Emmanuel Macron. Comment se positionnent les agriculteurs guyanais dans ce mouvement ?
Nous sommes bien sûr concernés par ces revendications : revenu de l'agriculteur, concurrence déloyale dans le cadre des différents accords prévus avec les pays du Mercosur... Nous avons des normes qui s'imposent à nous et qui ne s'imposent pas à d'autres. Nous soutenons donc ce mouvement. Le président Macron a fait des annonces et rencontrera les syndicats dans trois semaines. Nous serons attentifs.

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