Quels ont été, les moments importants de ce Surimep ?
Nous sommes en plein débat sur la création de la société minière guyanaise. Il était donc important d'échanger avec le ministre Jim Hok (ministre surinamais des Ressources naturelles, ndlr). Nous avons discuté de l'expérience du Suriname en matière de retombées fiscales, environnementales et en terme d'actionnariat du gouvernement. Il y avait aussi des ateliers internationaux. On a pu par exemple rencontrer la Tullow et discuter des perspectives futures pour la Guyane concernant de pétrole. C'était technique mais intéressant en terme d'échange. En matière de pétrole justement, est-ce qu'une coopération est envisageable ?
C'est trop tôt. Aujourd'hui, le Suriname peut produire 16 000 barils par jour. Ils s'autosuffisent et sont en capacité d'exporter vers la Guyane et les Antilles avec les normes européennes. Mais pour la coopération, c'est encore trop tôt. En revanche, il y avait les Trinidadiens, des Américains, des Canadiens, des Irakiens... C'était important d'avoir leur retour d'expérience. En matière de coopération avec le Suriname, quelles sont aujourd'hui les priorités ?
La première, c'est de conclure le bac entre Saint-Laurent et Albina. L'appel d'offres est lancé, les dates sont arrêtées. La deuxième, c'est de poursuivre les échanges sur les filières. Je pense au poisson. Nous avons entamé avec la Cogumer une grosse opération pour pouvoir pêcher dans les eaux surinamaises sous licence française et exporter sur le marché européen. Il faut aussi poursuivre sur le numérique et arriver à régler le problème de l'orpaillage illégal sur les deux rives, française et surinamaise. Sur ce sujet, que pensez-vous de l'exemple du Suriname d'encadrer les illégaux ?
Personnellement, je ne suis pas dans la même dynamique. Aujourd'hui, ils recensent, légalisent et mettent de la logistique. Je suis dans une autre approche, dans l'opération pour éventuellement installer des légaux sur les sites illégaux. Mais il faut tenir compte de leur expérience. Par contre, ils maîtrisent sans doute à l'intérieur du pays mais sur les rives, j'ai un doute. C'est pourquoi j'ai invité Jim Hok à venir en Guyane pour que nous puissions lui montrer une autre vision de l'orpaillage illégal provoqué par les Brésiliens ou les Surinamais sur les rives françaises.
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