Pas encore de licence Dragon Ball pour les parcs d'attractions près de Paris
Les détenteurs japonais des droits de la franchise Dragon Ball ont démenti avoir donné leur accord pour la construction d'un parc à thème dédié au célèbre manga en région parisienne.
Certains médias ont rapporté qu'une "décision a été prise de construire un parc à thème Dragon Ball en France". Ni notre société, ni aucune des sociétés détenant des droits sur cette propriété n'ont accordé de licence en lien avec ce projet, et nous n'avons connaissance d'aucun élément allant dans ce sens ", a affirmé la société Toei Animation dans un communiqué publié en japonais en début de semaine.
Certains spécialistes l’avaient déjà relevé, mais Toei Animation vient de publier un communiqué confirmant qu’ils n’ont jamais été sollicités ou consultés concernant la construction du parc Dragon Ball en France.
— Kayane (@Kayane) September 3, 2026
Autant dire que les ayant droits sont très probablement furieux et… https://t.co/IEjTIxoj9i
Le président français Emmanuel Macron et le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane ont annoncé le 24 août la construction de trois parcs à thème, à Cergy-Pontoise, à 35 kilomètres au nord-ouest de Paris, pour un investissement de 6 milliards d'euros.
Ce projet " est né d'une discussion entre le président de la République et le prince héritier ", lorsqu'ils ont découvert leur " passion commune " pour les mangas " et notamment Dragon Ball Z ", avait alors déclaré une conseillère d'Emmanuel Macron.
La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, avait indiqué travailler " depuis 18 mois " sur ce projet inspiré du manga japonais.
Trois nouveaux parcs d’attraction - dont un sur le thème du manga DragonBall - en Île-de-France !
— Valérie Pécresse (@vpecresse) August 24, 2026
Je me réjouis de cet investissement touristique historique de 6 milliards d’euros, de l’ampleur de Disneyland, qui devrait créer 22 000 emplois dans le Val d’Oise, sur le site de… pic.twitter.com/dpqnA2ragw
La société Qiddiya Investment Company (QIC), propriété du fonds souverain saoudien, qui va investir dans ces parcs, a préféré parler de discussions en cours avec de grandes marques internationales détentrices de licences.
Selon un spécialiste du secteur sollicité par l'AFP, " Qiddiya a une relation solide et de confiance avec Toei et n'aurait aucun intérêt à ce qu'on lui force la main pour un accord en France ". La société saoudienne " respecte les droits et les relations de Toei ", insiste la même source.
Et d'ajouter: " Dragon Ball ou pas, la réputation de Qiddiya laisse penser que le point d'ancrage du projet parisien sera ambitieux, original et conçu spécialement pour la France et ses publics ".
" Un parc sur les mangas "
En Arabie saoudite, QIC est chargée de la construction de Qiddiya City, une ville nouvelle avec le premier parc Dragon Ball au monde, mais aussi un parcours de golf ou un circuit de vitesse.
Plusieurs sociétés japonaises possèdent les droits sur Dragon Ball en fonction des supports d'utilisation.
La société Bandai Namco Entertainment, ayant-droit potentiel, a refusé vendredi de commenter auprès de l'AFP tandis qu'une porte-parole de Shueisha, l'éditeur japonais des mangas Dragon Ball, a déclaré n'avoir rien à voir avec ce projet.
Les illustrations utilisées par certains médias " sont celles publiées lors de l'annonce ", en mars 2024, par QIC et Toei sur Qiddiya City, a précisé la société japonaise. " Elles concernent le parc " prévu en Arabie saoudite et " n'ont absolument aucun lien " avec un parc en France.
Vendredi lors d'un point de presse à Tokyo, Eléonore Caroit, la ministre déléguée française chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux, a pris ses distances avec l'évocation de la licence Dragon Ball.
" Le nom qui a circulé n'est pas un nom que le Président de la République, que l'Elysée ou que le gouvernement auraient mis en avant. A ce stade, ce que je peux vous dire, avec les éléments que j'ai, c'est que ce serait un parc sur les mangas et pas nécessairement sur tel ou tel manga ", a-t-elle déclaré, interrogée par l'AFP.
" Sur ce que cela implique pour le Japon, il faut attendre que des annonces plus précises soient faites y compris par les investisseurs ", a-t-elle ajouté.
Valérie Pécresse a, elle, estimé vendredi sur BFMTV que ce projet était " une excellente nouvelle ".
Les déclarations des détenteurs japonais des droits, démentant un accord, " ça n'a pas d'impact sur le projet ", a-t-elle dit. " Il s'agit de négocier des droits avec des ayants-droits. Ça, c'est la responsabilité des porteurs de projet qui vont le faire tranquillement ", a-t-elle ajouté.

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