Après avoir lu votre livre, on a le sentiment
que vous cherchez à mettre en lumière les apports de René Ménil,
qui demeure toujours un penseur sous-estimé par les
Martiniquais.
René Ménil exprime l'ambition de cette culture
martiniquaise : « Bâtir de nous-mêmes la statue désirée. »
Il s'agit de prendre ses distances avec l'assimilationnisme, avec
l'imitation qui est un non-sens, que cela concerne la littérature,
la poésie ou la musique. Sur la réception de la pensée de René
Ménil, nulle négligence, comme le montre l'hommage qui lui fut
rendu cette année, d'abord à la mairie de Paris, puis à Tropiques
Atrium où son œuvre a été saluée par près de mille
Martiniquais.
Quand on sait le poids dans l'histoire
politique de la Martinique de la rupture entre Aimé Césaire et les
communistes martiniquais, dont René Ménil, on s'attend à ce que les
questions politiques occupent une part importante dans votre
ouvrage. Or ce n'est pas le cas. Comment expliquer ce choix ?
La dignité, la force agissante de cet
entretien entre ces deux hommes que je qualifie d'infini porte sur
ce qui me semble essentiel aux sociétés démocratiques. Et ce qui me
semble essentiel à ces sociétés, ce ne sont pas les agitations
générées par les ardeurs politiciennes, ce ne sont...
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