Une biographie raconte les sœurs Nardal, pionnières de la négritude
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Une biographie raconte les sœurs Nardal, pionnières de la négritude

Jean-Michel Hauteville jm.hauteville@agmedias.fr
La journaliste indépendante Léa Mormin-Chauvac
avec un exemplaire de sa biographie des sœurs Nardal.
La journaliste indépendante Léa Mormin-Chauvac avec un exemplaire de sa biographie des sœurs Nardal. • JEAN-MICHEL HAUTEVILLE/PHOTO FRANCE-ANTILLES

La journaliste d'origine martiniquaise Léa Mormin-Chauvac a signé le tout premier ouvrage biographique consacré à Paulette Nardal et à ses six sœurs. Intitulé « Les Sœurs Nardal - A l'avant-garde de la cause noire », le livre retrace le parcours de ces sept femmes hors du commun, de leur enfance privilégiée à Fort-de-France aux années de foisonnement intellectuel et d'affirmation de la conscience noire dans le Paris des années 1920 et 1930, jusqu'à leur retour, plus discret, sur leur île natale.

Avec une préface rédigée par l'éminent écrivain franco-congolais Alain Mabanckou, aussi célèbre en Afrique qu'en Europe ou aux États-Unis, le moins que l'on puisse dire, c'est que, pour son tout premier livre, Léa Mormin-Chauvac n'a pas raté son coup d'essai. La jeune journaliste de 31 ans, installée à Fort-de-France, est l'autrice d'un ouvrage biographique intitulé Les Sœurs Nardal - A l'avant-garde de la cause noire, sorti en librairies à Paris le 17 avril et disponible en Martinique.

Le livre de 187 pages, paru aux éditions Autrement, retrace la vie des sept membres de cette illustre « sororie » foyalaise durant les années 1920 et 1930 à Paris, à une époque charnière où elles participent activement à l'émergence du mouvement de la négritude. L'ouvrage met aussi en lumière le parcours, peut-être moins exaltant, mais hautement significatif et profondément humain, de Paulette Nardal, à partir des années 1940, en Martinique mais aussi aux États-Unis.

L'aînée, Paule, surnommée Paulette, et ses six sœurs, Émilie, Alice, Jeanne, Cécile, Lucie et Andrée Nardal, sont les « artisanes dans l'ombre de la prise de conscience des Noirs, et peut-être celles sans qui le mouvement de la négritude n'aurait pas existé dans l'espace francophone », écrit sans ambages Alain Mabanckou. L'auteur de Verre cassé et de Mémoires de porc-épic, lauréat de nombreux prix littéraires, regrette « l'ingratitude à l'égard de ces personnages féminins qui avaient été à l'origine de notre liberté de penser » et salue avec enthousiasme la parution de cette « réécriture argumentée de l'histoire de la conscience noire » livrée par Léa Mormin-Chauvac.

Un demi-siècle d'oubli

Le choix de cette personnalité pour signer la préface de son livre a été fait par la maison d'édition, qui est, d'ailleurs,...

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