« Mon ambition, c’est que la Fondation soit une réussite ! »
Après s’être rendu l’année dernière à Bordeaux, à Besançon — à la rencontre des communes réunies dans l’association de La Route de l’abolition — et à La Réunion, Jean-Marc Ayrault, l’ancien maire de Nantes et ancien Premier ministre, président du groupement d'intérêt public « Mission pour la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions », était en Guadeloupe cette semaine, à l’occasion du 225e anniversaire de l’abolition de 1794.
Quels sont les enjeux de votre mission à la tête de la future fondation pour la mémoire de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions ?
Le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage a été l’occasion pour le président Macron de confirmer trois choses : le lancement de cette fondation, le soutien de l’État au Mémorial ACTe en Guadeloupe et la création d’un mémorial en l’honneur des victimes de l’esclavage, qui sera installé dans le jardin des Tuileries à Paris. Lieu hautement symbolique puisque c’est là que la Convention, c’est-à-dire la 1ère République, en 1794, a décidé la première abolition de l’esclavage…
« Engager de nouvelles relations avec les Caraïbes. » Pourquoi vous ?
Quand j’ai été élu maire de Nantes en 1989, j’avais pris l’engagement dans mon programme que la ville aborderait franchement l’histoire du commerce triangulaire. Désormais, le musée du château des ducs de Bretagne raconte toute l’histoire de Nantes, y compris la période de la traite et la période coloniale ; un parcours mémoriel a été tracé dans la ville et j’ai inauguré en 2012 le Mémorial de l’Abolition, qui est un acte fort. Nombreux étaient ceux qui craignaient que je remue ce passé, pensant que cela allait blesser des gens… J’ai assumé cette histoire et ça s’est bien passé ! Nous ne l’avons...

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