Mistah Jey : de lycéen à chorégraphe des stars guyanaises
Mistah Jey, chorégraphe de stars locales, revient sur son parcours, ses débuts au lycée Melkior-Garré et les projets qui rythment aujourd'hui sa carrière.
Ta carrière a commencé au lycée Melkior-Garré. Peux-tu nous raconter comment tout a débuté ?
Comme beaucoup d'élèves scolarisés dans cet établissement, j'ai voulu me lancer comme danseur de pom-pom. Je l'ai fait pendant mes années de lycée. Deux ans plus tard, on m'a proposé d'y revenir, cette fois-ci en tant que chorégraphe. J'ai accepté, alors que je n'avais jamais fait cela de ma vie. Je me suis dit : qui ne tente rien n'a rien, et finalement, c'est ce qui m'a amené ici aujourd'hui.
Tu as dansé aux côtés de Jayanai King, Balmby, Fanny J… D'une star à l'autre, qu'est-ce qui, selon toi, fait de toi un bon chorégraphe ?
Je ne sais pas exactement, mais je pense que cela tient à mon imagination artistique débordante, qui me pousse à avancer d'expérience en expérience.
Tout a véritablement commencé avec Jahyanai Bubblin, je suis partie dans l'Hexagone, une étape décisive qui m'a permis de collaborer avec de nombreux artistes caribéens et d'enrichir mon univers.
Tu l'as dit toi-même, tu t'es formé seul. Mais comment as-tu compris que tu avais une appétence pour la danse ?
À l'époque, ma mère avait quelques DVD de sound systems et je regardais beaucoup Trace. Je ne savais pas encore que je voulais danser, mais j'aimais reproduire ce que je voyais, juste pour le plaisir. C'était naturel pour moi. Et puis, petit à petit, je me suis dit qu'il fallait que j'en fasse quelque chose de plus concret.
Tu as connu un véritable succès sur les réseaux sociaux. Quelle place la danse occupe-t-elle aujourd'hui dans ton quotidien ?
Aujourd'hui, il faut savoir que je ne vis pas exclusivement de la danse, mais qu'elle reste ma passion et mon second métier. Je suis éducateur dans un lycée privé catholique, et j'ai la chance de pouvoir concilier les deux. Je suis principalement en tournée avec Fanny J au cours de l'année, tout en développant des projets en Guyane. Dès que je mène des expériences à l'extérieur, j'essaie, autant que possible, de les ramener sur le territoire.
Tu as signé de nombreuses chorégraphies. Y en a-t-il une qui t'a particulièrement marqué ?
La première qui me vient à l'esprit, c'est celle avec Fanny J à Bercy, lors de l'ouverture du concert. Fanny est avant tout une chanteuse, pas une danseuse, et tout le défi a été de la mettre à l'aise sur scène. Cette expérience a été très forte, parce qu'elle prouve qu'on n'a pas besoin d'être un grand danseur pour performer et transmettre une énergie sur scène.
À part être chorégraphe de stars, tu organises aussi des événements. Peux-tu nous en parler ?
Ponctuellement, il m'arrive de donner des cours, et là je me suis lancé un vrai challenge. Je me suis dit que c'était maintenant ou jamais. J'ai prévu de lancer des stages de danse autour d'un concept que j'ai appelé " On Stage ". Je suis spécialisé dans tout ce qui touche à la scène, c'est vraiment ce que je préfère. Le principe est simple : à chaque stage, un artiste local est invité et pourquoi pas, un jour, des artistes nationaux. Les participants viennent, dansent sur les musiques de l'artiste, puis, à la fin, ils montent sur scène avec lui pour une simulation de performance. Le tout est filmé et ensuite publié sur les réseaux sociaux.
Est-ce que tu peux nous partager les noms des artistes qui participeront à l'événement ?
Alors, tôt ou tard, c'est certain, Fanny J en fera partie, c'est une évidence, puisqu'elle est une figure majeure d'ici. Il y aura aussi Warren. Le projet ne sera pas uniquement axé sur le zouk : le Dancehall, l'afro et d'autres styles seront également mis en avant. L'idée est avant tout de valoriser les artistes du territoire et de faire rayonner la danse en Guyane.

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