« Ma grand-mère dirigeait la cuisson du bouillon d'awara »
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RÉGINA

« Ma grand-mère dirigeait la cuisson du bouillon d'awara »

Magali BURDET
Samedi, Antoinette Martineau fera déguster son bouillon d'awara, au marché de Pâques de Régina (MB)
Samedi, Antoinette Martineau fera déguster son bouillon d'awara, au marché de Pâques de Régina (MB)

Samedi, lors du marché de Pâques, Antoinette Martineau fera déguster son bouillon d'awara. Elle raconte ceux de son enfance, quand toute la famille s'y mettait.

« C'est ma grand-mère qui préparait le bouillon d'awara. Mais avant, nous, les enfants, partions ramasser les awara à terre, à la lisière de la forêt qui bordait la bourgade. Nous y allions avec des sabots de bois, se souvient Antoinette Martineau. Nous y allions le jeudi, puisque nous n'avions pas classe le jeudi, en ce temps-là... » Samedi, elle proposera son bouillon, au marché de Pâques à Régina.
« Quand le « panjen » (d'environ 60 cm) était rempli on le recouvrait avec un sac Guarno. » C'est dans ces sacs que le sucre arrivait en Guyane. « Au bout de quelques jours, après avoir lavé l'awara, on le passait au pilon (plat et outil). Tout le monde se relayait autour du pilon. C'était fatiguant. Après il fallait relaver et là on passait la pâte au manaré. Ma grand-mère et ma mère utilisaient le manaré pour filtrer la pâte d'awara... »
Il était temps de passer à la cui