Les rendez-vous Touka Danses de l'été
Les 13,14 et 15 juillet derniers, à l'initiative de l’association Touka Danses, se tenaient à Cayenne au studio 412 du conservatoire de l’Encre des stages de danse afro-cubaine, classique, contemporaine et hip hop. Ces trois journées marquent le point de départ de la saison estivale de l’association où les danseurs se déplacent dans les quartiers et y animent des ateliers de danse hip hop à l'attention des jeunes de 7 à 17 ans.
“Un rendez-vous régulier chaque année à l’ouverture des vacances”
Ouverts à tous, aussi bien aux nouveaux et débutants qu’aux initiés et expérimentés, ces stages ont vocation à devenir “un rendez-vous régulier, chaque année au début des vacances quand l’année scolaire est terminée”, explique Norma Claire, présidente de l’association Touka Danses. “L’idée c’est d’ouvrir aux danses, d’encourager à la curiosité, de permettre aux jeunes de développer leur potentiel en les ouvrant à des univers parfois inconnus”. Pari réussi, puisque ce ne sont pas moins de 70 danseurs qui se sont présentés aux stages, la plus jeune était âgée de 7 ans et la plus âgée de 49.
Pour Lysie, jeune danseuse de 16 ans qui consacre à sa passion entre cinq à six par semaine, ce stage d’été c’est “la possibilité de danser encore mais aussi de retravailler des notions que l’on étudie pendant l'année, le transfert de poids par exemple, avec d’autres personnes, dans d'autres cours.”
Danseuse de modern jazz depuis une douzaine d’années, Yani participe à ce stage d’été afin de “s'ouvrir à d’autres styles et ainsi penser le mouvement différemment. Lors des stages, il y a toujours un support chorégraphique ce qui permet aussi de ne pas faire que de la technique.”
Trois jours, trois styles mis à l’honneur pour cette deuxième édition du stage d’été Touka Danses. Sous les regards des danseurs de l’association Cubason de Kourou, une quinzaine de curieuses s'est initié aux danses afro-cubaines et à leur esthétique guerrière célébrant les orishas du panthéon yoruba. Jussandra Sobreira, danseuse et chorégraphe contemporaine, a composé une variation où la rigueur technique se mêle avec volupté à l'expression du corps libéré. Enfin Aston et Miangola ont mis à l'honneur le hip hop freestyle et le popping pour le plaisir des afficionados locaux. Pour tous, ces stages sont d'abord l’occasion de se retrouver et célébrer le plaisir de danser.
L’association donne rendez-vous aux amateurs de danse hip hop sur l’île de Cayenne et à Kourou du 10 juillet au 10 août prochain :
- Cayenne à la Maison Bonhomme de 15h à 17h ;
- Kourou aux Maison Nobel-Anse-Europe/Eldo de 9h à midi ;
- Matoury : le LCR May de 15h à 17h
- Rémire Montjoly au Carbet pointe Mahury de 9h à 11h ;
C’est gratuit pour les enfants entre 7 et 17 ans.
Le 26 juillet prochain à 14h30 à l’espace Ho Ten You, restitution des stages des jeunes Street Ballet qui se tiennent actuellement et jusqu’au 31 juillet à Rémire-Montjoly au carbet pointe Mahury et à la maison quartier Bonhomme à Cayenne. Plus d’infos au 06 94 38 11 11.
Vous pourrez retrouver Jussandra Sobreira en septembre prochain au Break Club où elle y enseignera la danse contemporaine aux adultes débutants et avancés.
Le stage en images
C’est sur une chanson du chanteur brésilien de samba Tom Zé intitulée Doi que Jussandra Sobreira, danseuse professionnelle compose sa variation. Ce stage a été l’occasion de retrouver certaines de ses élèves mais aussi de faire découvrir aux nouvelles de nouveaux univers et d’autres façons d’enseigner.
Pour la deuxième édition de ces stages, Touka Danses a invité Cubason, compagnie de danse afro-cubaine et classique de Kourou à faire (re)découvrir ces danses aux novices et initiés.
Aston, danseur de hip hop originaire de Guyane et installé dans l’Hexagone, est de retour sur le territoire cet été et a animé deux stages vendredi et samedi consacrés au free style hip hop et au popping.
La danseuse Miangola Barège, originaire de Madagascar, et digne représentante du free style hip hop au féminin, a proposé un style alliant la sensualité à une technique maîtrisée. Pour elle, ces stages ont vocation à “mettre à l’honneur la danse, la personnalité, le caractère, pas seulement la technique.”

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