« L'école est une violence »
Le Brésil est à l'honneur du 9e Salon du livre, qui se tient actuellement au Zéphyr, à Cayenne. Daniel Munduruku, auteur amérindien de renom, qui écrit pour la jeunesse, est l'un des invités. Rencontre.
Cette envie est née précisément de mon apprentissage dans la société amérindienne et aussi parce que je voyais beaucoup de préjugés diffusés sur les peuples amérindiens. Moi aussi je souffrais de certains préjugés, de surnoms, etc. Ça me rendait très triste. Je voyais bien que la société brésilienne ne parvenait pas à comprendre la diversité amérindienne.
Alors dès l’enfance, mon grand-père m’a beaucoup incité à aimer ce que je t’étais et, avant tout, à faire en sorte que les gens aiment ce qu’ils sont. Mais, pour ce faire, on ne peut pas annuler l’autre. Au contraire, on doit laisser l’autre être ce qu’il veut être. Et ça, ça m’a conduit à l’enseignement.
Pour continuer cet apprentissage de mon grand-père, j’ai choisi l’enseignement : pour raconter aux gens un peu de ma tradition.
Au fur et à mesure que j’ai commencé à enseigner et être en contact avec la jeunesse, est née l’envie de raconter des histoires : celles que j’entendais enfant, dans mon village. Du coup, j’ai décidé de raconter ces histoires oralement, toujours avec cette idée derrière...

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