L'un est libanais, l'autre camerounais.
Tous deux sont animés par l'art de la parole. Jihad Darwiche et
Binda Ngazolo sont les invités de Kouté pou tandé cette année.
L'énergie qu'ils dégagent, l'humour et la générosité dont ils font
preuve, ont captivé une centaine de spectateurs, mercredi à la BP
134.
Jihad Darwiche, vous êtes originaire du
Liban, et vous découvrez la Guyane. Quelles sont vos premières
impressions ?
Jihad Darwiche : Quand je viens dans
un pays comme la Guyane, quand je vois la variation des paysages,
des couleurs, des langues... Je suis fasciné. Je peux rester des
heures à regarder et à écouter. Vous savez, je viens d'un pays où
il y a aussi beaucoup de minorités. C'est la richesse de mon pays,
la vie n'a pas de goût s'il n'y a pas de mélange.
Binda Ngazolo, vous êtes originaire du
Cameroun, et c'est également la première fois que vous venez en
Guyane. Qu'est-ce qui vous a frappé ?
Binda Ngazolo : (Il rit) Je me sens
chez moi ici. Par exemple, je suis allé à Maripa-Soula. J'ai
rencontré des gens là-bas, comme Biga Man, le gars qui fait le
taxi. Il m'a dit que ses ancêtres venaient du Bénin. Il le sait, et
il m'a dit qu'il n'avait pas oublié la langue. Vous vous rendez
compte ? Quatre siècles après, la culture est restée...
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