« Il n’y a pas de créolisation apaisée »
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

« Il n’y a pas de créolisation apaisée »

Propos recueillis par Pierre Rossovich
"Le bélia montre le lien culturel extrêmement fort entre la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane"
"Le bélia montre le lien culturel extrêmement fort entre la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane" • CHRISTINE JULIEN

Étienne Jean-Baptiste, ethnomusicologue, est engagé dans le mouvement du développement des musiques traditionnelles en Martinique. De passage en Guyane, il nous présente son ouvrage Le Bélia d’Aimé Césaire .

Votre livre Le Bélia d’Aimé Césaire est une cosmogonie, c’est-à-dire une théorie expliquant la formation de l’univers. Pouvez-vous nous expliquer ?

Le point de départ sont les obsèques d’Aimé Césaire en 2008. Près de 20 000 personnes, spontanément, se mettent à chanter bélia pou Sézè, lors d’une procession de plusieurs kilomètres. Alors qu’en Martinique, le Bélia est habituellement considéré comme une danse festive, comme le kasé kò en Guyane. On assistait là, à un bélia funéraire. Au fil de mes recherches, en confrontant les contes, les textes, la musique, les danses… je me suis rendu compte que le bélia était beaucoup plus qu’une danse festive. Issue du paysannat...

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger