Christiane Taubira a déclaré le 23 mai
dernier au sujet de la loi qui porte son nom : "On a longtemps dit
que c’était une loi mémorielle mais ce n’est pas le cas puisque
c’est une loi avec des dispositions normatives comme l’article 2
sur l’enseignement et la recherche." Partagez-vous son opinion ?
Qu'est-ce qui en vingt ans a changé dans l'enseignement ?
Effectivement, la loi de 2001 préconise une place conséquente à
l’histoire de la traite et de l’esclavage dans les programmes
scolaires. Il faut noter une meilleure prise en compte dans les
programmes scolaires et la recherche de l’esclavage et de la
traite. Cela a commencé en 1999 avec l’adaptation des programmes en
Outre-mer, puis cela s’est développé une dizaine d’années plus tard
dans l’hexagone. Aujourd’hui l’histoire de l’esclavage est présente
en classes de cours moyen, de 4e, de seconde et de 1re.
Le prix de thèse instauré par cette loi,
notamment, a-t-il permis de notables avancées sur le terrain de la
recherche en histoire ?
Les étudiants en doctorat ne se lancent pas dans une thèse en
raison de l’existence d’un prix. Mais ce dernier est un révélateur
de la recherche. Jusqu’en 2010, il n’y avait qu’un ou deux
candidats par an. Depuis cette date, il y en a toujours plus de
cinq et des fois plus de dix. La recherche a beaucoup progressé et
pas seulement en histoire. Des travaux candidatent au prix en
anthropologie, en droit, en histoire de l’art, en littérature, en
civilisation anglophone ou hispanophone…
Peut-on considérer la création du MACTe en
Guadeloupe, comme une des conséquences de ces dispositions...
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