EN IMAGES. Aux couleurs de l'Outre-mer, la Nuit Blanche approche à Paris
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EN IMAGES. Aux couleurs de l'Outre-mer, la Nuit Blanche approche à Paris

Alfred Jocksan, à Paris

Jacques Martial, adjoint au maire de Paris. © Alfred Jocksan

Claire Tançons directrice artistique de la Nuit Blanche 2024 à Paris. © Alfred Jocksan

Performance.  © Alfred Jocksan

Claire Tancons.  © Alfred Jocksan

Paris présente la première Nuit Blanche de la capitale aux couleurs des Outre-mer. © Alfred Jocksan

La présentation de la 23 ème édition de la Nuit Blanche.  © Alfred Jocksan

La 23ème édition de la nuit blanche s’est déroulera dans la nuit du 1er au 2 juin dans la capitale. Comme prévu, l’évènement phare du début de l’été parisien sera aux couleurs des Outre-mer pour cette année olympiques et paralympique, sous la direction artistique de la guadeloupéenne, Claire Tancons.

Une fois par an, pour annoncer l’arrivée de l’été, Paris offre en l’espace d’une nuit, une "nuit blanche collective", aux parisiens et visiteurs d'un soir. L’occasion unique de pénétrer dans une bulle culturelle enchantée de l’art contemporain sur toutes sa forme créative et gratuite.

Cette année, la 23 ème édition, qui se tiendra dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 juin, imaginée par la guadeloupéenne Claire Tancons, fait la part belle aux Outre-mer et invite à célébrer le sport et les valeurs de l’olympisme et la densité créative des artistes des pays d’Outre-mer.

Au programme ? Plus de 140 projets artistiques audacieux autour de l’art et le sport, en collaboration avec des artistes ultramarins connu et reconnu sur la scène internationale, à travers leurs arts.

La Nuit Blanche 2024 propose une nouvelle carte ultramarine de Paris, du Grand Paris et de l’axe de la Seine, jusqu’à Rouen, pour naviguer, se déplacer, dans les multiples mouvements riches et performants de l’art contemporain. Une nuit pour vous mettre des étoiles pleins les yeux aux couleurs des tropiques.

C’est donc une nuit exceptionnelle que s’apprête à vivre les parisiens et les touristes à travers cette grande fresque populaire de l’art contemporain, l’espace d’une nuit, la nuit blanche la plus longue de son histoire.

Le temps sera rythmé par le soleil des Antilles et ses artistes de la Guadeloupe avec Kenny Dunkan. Une performance processionnelle en trois mouvements, du parvis de l’hôtel de ville à la place de la République. Raphaël Barontini et son groupe attendent également le public pour un "déboulé céleste" en trois mouvements. Tandis que Ronald Cyrille sera aux jardins du musée du Quai Branly- Jacques Chirac dans la création de son fresque murale surdimensionné, "l’Antre-deux". Un peu de virtuosité sera également présent pour adoucir la nuit avec Romuald Grimbert-Barré et Johana Malédon, Saint-George en Mouvement, au carreau du temple.

Du coté de Trinité-et-Tobago, immersion avec Marlon Griffith, qui propose une performance déambulatoire et poétique, "We Will Not Bow", autour des enjeux planétaires de l’eau des archipels, de Mayotte, de la Martinique, au parc de Belleville. 

La Martinique s’installera également dans l’espace parisien et invitera au théâtre de la ville avec Jean François et Julien Boclé et Thierry Pécou pour "I can’t breathe", une lecture musicale et performance pour donner un nouveau souffle au verbe anticolonial et faire jaillir les tensions des traumas coloniaux du corps.

La Guyane offrira, à travers ses artistes, l’art de naître, avec Tabita Rezaire, une installation textile et des projections vidéos, au jardin de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Une réponse douce et spirituelle au réenfantement de l’être.

De la Nouvelle-Calédonie à Haïti

La Nouvelle-Calédonie sera aussi présente avec "le Pays Invisible", d’après Abdelwahed Sefsaf, au square Louise Michel, place Saint-Pierre, dans le 18 arrondissement. Un spectacle renouant les destins croisés des révoltes communards, kabyles et kanaks, dans leur exil calédonien en lutte contre les dépossessions de leurs terres et de leurs idéaux.

Hors les murs, la ville de Villejuif offrira une immersion entre Haïti et Villejuif à travers de l’univers artistique de Hervé Télémaque, un engagé qui explore les thèmes de l’identité, de la politique et de la société.

Clichy-sous-Bois ne sera pas en reste puisqu'aux Ateliers Médicis, un plateau des concerts inédits avec les artistes de Guadeloupe et de Martinique pour des sonorités plurielles des Caraïbes à l’Océan Indien.

Un temps sera également consacré à Rouen (Seine-Maritime) avec Gwladys Gambie et sa performance sur échasses, avec projections et expositions des dessins, Zumbi : la figure du Pyékoko. Un questionnement de l’artiste sur la représentation du corps féminin noir, et tente de l’affranchir des carcans coloniaux, pour devenir un territoire poétique.

Les treize projets de la direction artistique de la Nuit Blanche, conduite par Claire Toncons avec des dimensions performatives, transdisciplinaires et scénographiques, proposent une nouvelle carte ultramarine de la capitale, après celle multiséculaire. C’est une nouvelle image de l'Outre-mer que les organisateurs de la Nuit Blanche proposent au monde.

La Nuit Blanche spéciale Outre-mer en chiffres :

- 126 projets artistiques à Paris

- 143 projets dans le Grand Paris

- 1 projet sur l’axe Seine à Rouen.

- 13 projets emblématiques, dans le cadre de la carte blanche à Claire Tancons, avec plus de 200 participants.

- 113 projets artistiques relevant de la programmation associée.

- 81 institutions, centres culturels, maries d’arrondissements et tiers-lieux sont concernée.

- 30 communes participent à la Nuit Blanche.

- Plus de 30 villes à travers le monde fêteront la Nuit Blanche.

 

Ils ont dit

Jacques Martial, adjoint au maire de Paris, en charge des Outre-mer :

 

Jacques Martial, adjoint au maire de Paris. • Alfred Jocksan

 

« C’est un beau travail, une belle année et réalité. Les artistes de nos pays, après avoir écumés le monde entier sont aujourd’hui, au cœur de la capitale, au cœur de Paris. On peut se réjouir. C’est une grande évidence. C’était ça qu’il fallait faire. C’était l’année où Paris devrait s’ouvrir au reste de cette France polygonale. C’est bien cette année des jeux olympiques et paralympiques. Il y avait là un croisement des opportunités. Les Outre-mer sont beaucoup plus visibles, d’une part pour les artistes eux-mêmes, et également pour tous nos compatriotes. Cette présence ultramarine, cette conscience de cette identité qui fait la diversité de Paris, Paris ville cosmopolite. Aujourd’hui, nos identités ultramarines font Paris, font le monde, font que nous sommes dans le grand mouvement des choses. Il faut que nos compatriotes en prennent consciences. C’est ça le projet. »

Claire Tancons, directrice artistique de la Nuit Blanche de Paris 2024, est née et grandie en Guadeloupe, commissaire d’exposition dans des musées à New York. Un grand parcours dans le monde biennale d’art contemporain.

 

Claire Tançons directrice artistique de la Nuit Blanche 2024 à Paris. • Alfred Jocksan

 

« J’ai le désir de donner à voir, à mieux comprendre et à percevoir les combats qui sont les nôtres entant que peuple, de l’atlantique, du pacifique et de l’Océans Indien. Tous combats, toutes lueurs d’espoir qu’en a un monde meilleur que l’on peut percevoir dans les travaux des artistes qui sont évidemment réflexives, qui soit tourner vers le passé. Être ancrée dans les valeurs du présent me motive. L’art est un moyen d’expression et de communication. C’est celui dans lesquelles je me suis engagée. Ce sont les raisons pour lesquelles je soutiens les artistes contemporains. Fondamentalement, la conscience historique de cette ancrage, notamment américain et caribéen, me motive. Je me ren conte de la dimension mondialisée de nos expériences. Notre perception du monde, au-delà du cadre national français et de l’étau ultramarin, nous permet une lecture particulièrement à la fois fine et dense des enjeux du monde contemporain. Il faut trouver les moyens de donner à voir et à apercevoir. Souvent, des moyens artistiques qui sont dialogiques, discussifs et qui ne sont pas dans la parole, dans la confrontation directe, permettre de mieux l’apercevoir. Ce projet donnera les clefs de lecture de la colonialité du pouvoir français. Il est tout a fait honorable que la ville de Paris à l’orée de ce grand rendez-vous avec le monde que sont les jeux olympiques nous permettre d’exprimer nos différentes opinions et de les traduire dans ces créations artistiques. »

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