Chez Nana, seul dancing ouvert en ce premier week-end, le nombre de touloulou et de carnavaliers n'a jamais été très élevé, mais le rythme et le plaisir étaient déjà là (PYC)
Vaval est arrivé devant une foule nombreuse, samedi à Cayenne. En revanche, ni Nana, ni la parade du dimanche n'ont fait le plein. Le vidé a été annulé.
Les cuivres de Kassialata résonnent jusqu'au tribunal, les touristes ont sorti les appareils photo, les enfants embrassent le zombi baré yo de Siliko. La pluie de la matinée s'est arrêtée. Il n'est pas tout à fait 18 heures, ce samedi que déjà flotte une ambiance de carnaval sur Cayenne.
Encouragés par la météo, plus d'un millier d'amateurs ont convergé vers la place des Palmistes, à Cayenne. Dans les rues alentour, s'est engagée la ronde des automobilistes à la recherche d'une place de parking. Les effluves de chichi, frites et barbe à papa s'élèvent des stands.
Derrière le podium, Orlane Jadfard et Francis Nugent présentent les nouveaux membres de Pa Gain Nom. Sur le côté, les membres de Natural Tribal donnent la dernière touche à leur maquillage. Devant, la foule s'est collée contre les barrières.
Le prince Caïenne arrive. Il tombe amoureux de la princesse Belém. Ils se marieront... Vaval arrive. Tony Riga, son créateur, avait promis qu'il ne s'agirait pas d'un monstre et qu'il symboliserait l'histoire de la Guyane. D'allure humaine, il porte les armoiries de Cayenne : la pirogue chargée d'or comme ceinture, les fourmiliers comme épaulettes, la couronne emmurée au-dessus. Vaval plaît.
VAVAL SERT DES MAINS
« Le problème des monstres, c'est qu'il est très compliqué de les faire aller dans le public » , glissent de concert Tony Riga et Emmanuel Prince, le président de l'Union régionale de carnaval. Cette année, il sert les mains, pose avec les enfants et fera valser un touloulou trois heures plus tard. Le roi Vaval est... royal.
Après avoir reçu les clefs de la ville des mains du maire de Cayenne, Marie-Laure Phinéra-Horth, Sa Majesté prend la direction de chez Nana. Mayouri Tchô Nèg est en tête. Le nombre de ses sujets est tout aussi impressionnant, devant le Soleil Levant. Les cuivres des Blue Stars l'accueillent dans l'université. Après une valse avec la reine du carnaval 2013, Vaval reçoit l'invitation d'un touloulou, le premier de la saison. Les autres le suivent, timidement. Les danseurs se mettent vraiment en route sur Darloz. Myrtho est là, les As de pique aussi. Le boxeur Jacques Chinon, le pêcheur Edmond Achille, le réalisateur Pierre-Olivier Pradineau - tous des habitués des universités - suivront de peu. Le carnaval est lancé.
LES TRAITS TIRÉS CHEZ NANA
Les entrées se font au compte-gouttes. Dehors, alors que Mayouri Tchô Nèg continue de faire sonner ses tambours, les touristes profitent des danses et du concert sur écran géant. Dedans, personne ne souffrira jamais de la chaleur. À 2 h 30, l'ambiance culmine avec quelques dizaines de couples sur piste. À 4 h 15, Bay Mo Mo Mang peinera à réunir 34 couples. Un quart d'heure plus tard, ils sont moitié moins sur Coupeurs de cannes. Ceux qui font tapis ont les traits tirés.
Dehors, la pluie est revenue. Le vidé a été annulé (lire ci-contre). La parade de l'après-midi, largement arrosée, restera maigre. Il est 5 heures, la boulangerie Albert a allumé la lumière. Des touloulou se glissent sous son rideau métallique. Il faut prendre des forces pour les huit semaines à venir.
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