Denis Auguste : retour sur scène après dix ans d’arrêt
Après dix ans d’arrêt, liés à des problèmes de santé et à une forme de saturation, Denis Auguste, ancien chanteur des Mécènes, fait son retour sur scène à 62 ans. Depuis le début de la saison carnavalesque, il chante au sein de la Banda Jankler, dirigée par Clara Nugent.
Il faut le dire : Denis Auguste n’est pas homme à faire la une des chroniques. Discret, il se contente de chanter, simplement, partout où il passe. Percussionniste également, il fait ses débuts dans un orchestre associatif, le GC9 Maripas, dans un quartier populaire de Cayenne.
Très tôt, il fréquente les salles de bal et va souvent écouter les Mécènes chez Nana. Il est alors marqué par la voix de Claude Henrion, l’un des chanteurs de l’époque, qui l’inspire.
C’est sur les conseils de Bernard Inglis, chanteur emblématique du groupe disparu en 2002, qu’il intègre les Mécènes en 1985, d’abord comme choriste. Une aventure musicale qui durera jusqu’en 2016.
S’il avait arrêté de chanter, l’envie de remonter un jour sur scène ne l’a jamais quitté.
« Pour tout vous dire, j’y pensais depuis l’année dernière. Durant ces dix ans, j’ai pris du recul. Je me suis consacré à ma famille, c’était important. Je ne fréquentais plus les dancings. Après plus de quarante ans dans la musique, je voulais souffler. Aujourd’hui, c’est fait. Je peux repartir pour de nouveaux challenges. »
Lorsque Clara Nugent le contacte pour rejoindre la Banda Jankler, Denis Auguste n’hésite pas.
« J’ai déjà chanté plusieurs années avec elle, c’est une amie. Au sein de cette formation composée de onze musiciens, quatre ont évolué avec les Mécènes : Myrtho Mith (guitare), Jean-Clair Anni (trombone), Clara Nugent (chant, percussions) et moi-même. Il y a beaucoup d’affinités et de complicité entre nous. Nous répétons tous les dimanches matin durant cette période. J’ai signé pour cette saison et j’espère que l’aventure continuera l’année prochaine. »
L’actualité récente autour des Mécènes, marquée par plusieurs changements, ne le laisse pas indifférent.
« J’ai évolué avec cet orchestre de 1985 à 2016. Je lui dois pratiquement tout. C’est grâce à cette formation que je me suis construit. À l’époque, nous n’étions que trois chanteurs — Bernard Inglis, Clara et moi — pour tenir toute la soirée, de 22 heures à 5 heures du matin. Cette expérience m’a donné du coffre. Je remercie les Mécènes. »
Lucide, il rappelle que les départs et les arrivées font partie de la vie d’un orchestre.
« Il y a des hauts et des bas, c’est le fonctionnement normal d’une association. Malgré mon départ, je reste actionnaire au sein du groupe des Mécènes. Si j’ai une remarque à faire, c’est que cette formation n’aurait jamais dû quitter Polina. Cela m’a fait mal. C’est ainsi. Mais une chose est sûre : les Mécènes resteront toujours dans mon cœur. »

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