« L'Union a réveillé ce qui était endormi »
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« L'Union a réveillé ce qui était endormi »

Propos recueillis par Pierre-Yves CARLIER
Emmanuel Prince, le 11 janvier lors de l'arrivée de Vaval. (PYC)
Emmanuel Prince, le 11 janvier lors de l'arrivée de Vaval. (PYC)

Emmanuel Prince, président de l'Union régionale des festivals et carnaval de Guyane, fait le point sur ce début de carnaval.

Que pensez-vous de ce début de carnaval ?
L'arrivée de Vaval à Cayenne, organisée par le comité de Cayenne, s'est bien passée. Natural Tribal a réussi. Les gens voulaient un Vaval accessible, mobile. Nous avons un Vaval en contact avec la population, qui se déplace, prend des photos ; nous avons un Vaval populaire. Sinnamary a ouvert les parades communales avec un beau défilé. Matoury avait plus d'une quinzaine de groupes. Je veux souligner le travail efficace de Cayenne, Kourou et Saint-Laurent qui défilent tous les dimanches. La chose regrettable, c'est Macouria (lire nos éditions de mercredi et jeudi, ndlr). À chaque période sensible, il y a des problèmes.
Le carnaval est-il l'otage de la politique en période d'élections municipales ?
Malheureusement, c'est le constat. Je voulais proposer qu'on annule le carnaval les années d'élections. Il y a toujours ce méli-mélo entre monde associatif et monde politique. Mais on ne met pas tout le monde dans le même panier. Des municipalités ne rentrent pas dans cette cacophonie.
Vous-même, n'utilisez-vous pas l'Union comme un tremplin politique ?
Non. Je ne suis candidat à rien en 2014. Je ne peux pas avoir commencé un travail et ne pas l'achever. Je ne peux pas demander à une équipe de travailler avec moi et les lâcher pour des ambitions électorales. Cela ne fait qu'un an que nous sommes là. Nous avons souhaité que le mandat du bureau soit de quatre ans. Il faut ça pour avoir des résultats. L'Union a réveillé ce qui était endormi : nous avons repris le programme, on sait quoi faire du jeudi au dimanche, l'union accompagne financièrement les comités, alimente les parades de Cayenne et Saint-Laurent en boissons, développe le carnaval hors saison et enverra des groupes au Carnaval tropical à Paris.
Vous avez un budget de 73 000 euros pour le moment. Comment est-il dépensé ?
Pour l'heure, nous n'avons que les 33 000 euros des entreprises. Les subventions des collectivités sont en cours. Nous avons dépensé presque 4 000 euros pour nos mobile-homes, 6 000 pour chacun des deux vidés, 10 000 qui seront versés au comité de Cayenne pour l'arrivée de Vaval, 2 000 à 3 000 euros pour les arrivées de Vaval dans les dancings, 4 000 pour le fonctionnement de l'Union et les comités toucheront des aides. L'élection de la reine, l'an dernier, nous a coûté 19 000 euros. Nous essaierons de la ramener à 15 000.

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