Pierre Castro, l’otage français de Maduro ?
Camilo Pierre Castro, Français de 41 ans originaire de Toulouse, n’a plus donné signe de vie depuis le 26 juin après son passage au poste frontière entre la Colombie et le Venezuela
Le Français Pierre Castro a disparu depuis le 26 juin, alors qu’il se trouvait à un poste frontière entre la Colombie et le Venezuela. Des indices indiquent qu’il serait détenu secrètement par le gouvernement vénézuélien.
Toulousain d’origine, Camilo Pierre Castro n’a plus donné de nouvelles depuis cette date. La situation dans la zone provoque l’inquiétude de ses proches.
Ce Français de 41 ans, professeur de yoga et originaire de Toulouse, partageait sa vie entre la France et la Colombie. Il avait pour projet de s’installer dans la région de la Sierra Nevada de Santa Marta, au nord de la Colombie, dans le village de Marquetalia. Parti pour faire tamponner son passeport afin de prolonger son visa en Colombie, il a disparu alors qu’il était au Venezuela, où il s’était présenté au poste frontière de « La Trocha », près de La Guajira. Ses proches du village, ainsi que sa famille en France, sont sans nouvelles de lui.
Le Français a envoyé un enregistrement audio à 10 h 26 le 26 juin : « Eh bien, la Colombie n’a pas voulu me délivrer de visa d’entrée, car comme je n’avais pas de visa d’entrée au Venezuela, ils m’ont dit : tu n’as pas reçu de visa de sortie de Colombie et tu es retourné en Colombie, tu dois passer la frontière vénézuélienne, je ne sais pas quoi… Je vais maintenant à la frontière vénézuélienne, ce qui m’a déjà posé problème la dernière fois, le 11 avril. Ils n’ont pas voulu me tamponner, je ne sais pas comment je vais régler ça maintenant. » Depuis lors, c’est le silence.
À la suite de la libération de détenus étrangers, le 19 juillet dernier, des informations indiquent que Camilo Pierre Castro est bel et bien incarcéré au Venezuela. Aucun chef d’inculpation n’aurait été communiqué, et les autorités refusent de reconnaître officiellement sa détention. La situation diplomatique qui entoure le Venezuela, dans le cadre de la menace que les États-Unis font peser sur le pays, autorise toutes les inquiétudes. Maduro envisagerait-il d’utiliser les détenus étrangers comme monnaie d’échange ou comme bouclier humain ?
À la mi-juillet, Amnesty International a publié un rapport dénonçant une politique de « disparitions forcées » mise en œuvre par Nicolás Maduro, affectant des opposants et des citoyens étrangers. L’ONG affirme que les autorités vénézuéliennes « utilisent cette pratique pour justifier leurs discours sur les complots étrangers et comme monnaie d’échange dans les négociations internationales ».
Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré qu’il « suivait de près la situation de M. Camilo Pierre Castro, en contact avec ses proches ».
Une marche de protestation sera organisée à Toulouse le 20 septembre. Il faut espérer que les événements ne vont pas se bousculer sur la scène géopolitique avant que n’intervienne la libération de Pierre Castro.

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