Patrouilles armées sur le Maroni : l’heure de l’action concertée
Création d’une section CRAJ (Commando de Recherche et d’Action en Jungle) pour lutter contre l’orpaillage illégal.
Les Armées françaises apportent un soutien stratégique aux forces armées du Suriname, dans le cadre du programme « Solidarité Stratégique ». Ce partenariat se concrétise par le financement de l’équipement complet d’une section commando sur le fleuve Maroni.
Sous l’impulsion de la France, une section CRAJ (Commando de Recherche et d’Action en Jungle) a été créée au Suriname pour harmoniser et intensifier les efforts de lutte contre la criminalité transnationale, avec un accent particulier sur l’orpaillage illégal. Cette unité, formée sur le modèle des commandos du 9e RIMa, a pour mission de mener des actions profondes en milieu tropical, en soutien aux opérations des forces de l’ordre.
Petit à petit, la coopération prend forme sur le Maroni. L’idée des patrouilles conjointes a plusieurs années de pratique et a permis de constater la nécessité d’un alignement opérationnel entre les forces des deux pays. Un programme d’équipement a été finalisé ce jeudi 15 mai à Albina, avec la remise de trois pirogues en aluminium motorisées aux Forces Armées du Suriname. Ces embarcations, identiques à celles utilisées par l’opération Harpie, sont conçues pour les interventions en jungle.
Le Maroni est l’artère logistique de l’orpaillage illégal en Guyane. En l’absence d’un cadre juridique permettant le contrôle des marchandises sur le fleuve, l’interception des embarcations se fait uniquement lors des accostages. Cette réalité rend indispensable une coopération bilatérale, avec des patrouilles coordonnées pour harceler les trafiquants des deux côtés de la frontière. C’est dans cet esprit que les deux pays intensifient leurs efforts, malgré l’absence d’accord formel sur les limites frontalières.
Les soldats des sections CRAJ du Suriname ont été sélectionnés parmi les meilleurs éléments des Forces Armées du Suriname. Formés en Guyane sur le modèle des commandos français, ils ont suivi un entraînement physique et tactique exigeant. Pour compléter leur préparation, la France a fourni des équipements de protection individuelle, incluant des casques et des gilets pare-balles, pour les rendre pleinement opérationnels.

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