L’ONU confirme la répression au Venezuela après les élections de 2024
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L’ONU confirme la répression au Venezuela après les élections de 2024

Eric GERNEZ
Maduro, célébrant la Garde nationale bolivarienne en compagnie de sa junte militaire. Tous sont visés par le rapport de l’ONU.
Maduro, célébrant la Garde nationale bolivarienne en compagnie de sa junte militaire. Tous sont visés par le rapport de l’ONU. • DR

La Commission de l’ONU pour le Venezuela confirme qu’il y a eu une recrudescence de la répression après les élections

La Commission d’établissement des faits de l’ONU pour le Venezuela a terminé les enquêtes menées au cours de l’année écoulée ce lundi, à Genève. Elle estime que la période a été marquée par une augmentation de la répression liée au résultat des dernières élections présidentielles.

Ses conclusions confirment que le crime de persécution pour des raisons politiques continue de se produire au Venezuela. La Commission condamne le gouvernement de Maduro et précise avoir observé « de nouvelles preuves de la répression postélectorale sévère à la suite des élections présidentielles du 28 juillet 2024 ». Elle affirme que la persécution politique « s’est poursuivie en 2025 contre ceux qui défendent les droits de l’homme et les libertés ».

Tir à balles réelles sur les manifestants

Les élections du 28 juillet 2024 ont été frauduleuses, comme le reconnaît l’ensemble de la communauté diplomatique. Maduro est, de facto, un président illégitime. À l’issue du scrutin, la population s’est soulevée pour protester, mais a été réprimée. Lors des manifestations dans la ville de Maracay (État d’Aragua), des membres de la Garde nationale bolivarienne (GNB) et de la 99ᵉ brigade de l’armée (FAB) ont tiré à balles réelles sur les manifestants.

Six personnes sont mortes au cours de ces événements. « L’un d’eux a été abattu avec un fusil de chasse à moins de 10 mètres », a déclaré la présidente de la Commission, la juriste portugaise Marta Valiñas.

Enlèvement d’un opposant par la Garde nationale bolivarienne. La pratique est couramment employée : la cible est atteinte dans son intégrité physique et émotionnelle puis placée sur une moto entre deux gardes. Beaucoup des détenus politiques du sinistre centre de détention Hélicoïde, à Caracas, ont été enlevés ainsi. (Capture vidéo AFP/VPITV – 29-07-2024)
Violations graves des droits de l’Homme

La Commission de l’ONU a souligné qu’« il n’y a pas d’autorité nationale qui ait démontré sa capacité à prévenir, poursuivre et punir les violations graves des droits de l’homme qui constituent des crimes internationaux », de sorte que « le seul espoir de justice pour les victimes réside en fin de compte dans la communauté internationale ».

Dans le passé, cette Commission avait déjà établi des preuves indiquant que l’État vénézuélien, son gouvernement et ses forces de sécurité ont commis des crimes contre l’humanité.

La présidente de la Commission a rappelé qu’un an après ces incidents, le bureau du procureur, Tarek William Saab, « n’a pas rendu compte des enquêtes qu’il prétend avoir menées ». Elle ajoute : « Notre enquête a révélé que, jusqu’à présent, tous les décès restent impunis ».

Maduro, assiégé par les Américains et alors que la Cour pénale internationale a remis un mandat d’arrêt à son encontre, voit sa situation de plus en plus critique. Ces nouvelles allégations de l’ONU viennent encore l’aggraver. 

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