Guyana : Irfaan Ali et son parti, le PPP, revendiquent une victoire éclatante aux élections
Alors que les résultats officiels finaux ne sont pas encore publiés, la victoire se confirme pour le PPP. Même si le décompte du scrutin peut varier à quelques détails près, la victoire est écrasante et sans contestation.
Le Parti progressiste du peuple (PPP) d’Ali a obtenu au moins 242 000 voix lors du scrutin, revendiquant la majorité dans huit des dix districts du pays sud-américain, selon l’agence de presse Reuters.
Le Parlement est composé de 65 membres, et l’actuel vice-président, Bharrat Jagdeo, a déclaré aux médias locaux que le PPP aurait une « plus grande majorité » que lors des dernières élections en 2020.
De source non officielle, mais bien informée, on parle de 36 sièges pour le PPP, ce qui lui donnerait une majorité sans détours au Parlement. Malgré un taux de participation plus faible que lors des dernières élections, le PPP semble avoir augmenté sa part de voix.
La première surprise est le score inattendu du parti WIN de l’homme d’affaires Azruddin Mohamed. Tandis que les États-Unis l’accusent d’implication dans du blanchiment d’argent lié au secteur aurifère, son parti remporterait 16 sièges, toujours selon nos sources.
La seconde surprise est liée à la défaite du traditionnel parti créole, qui ne remporterait qu’une dizaine de sièges. C’est un changement radical dans le paysage politique du Guyana.
Cette élection aura porté sur la façon dont les partis géreraient les revenus des réserves massives de pétrole découvertes par le géant pétrolier ExxonMobil en 2019. Peuplé de 800 000 habitants, le Guyana possède aujourd’hui l’un des niveaux les plus élevés de réserves prouvées de pétrole brut par habitant au monde.
Le contexte international est soumis à observation autour du Guyana avec la présence, au large des côtes du Venezuela, d’une armada états-unienne légitimant sa présence dans le cadre de la lutte contre le narco terrorisme. On peut y voir, en toile de fond, des pressions contre le régime chaviste de Maduro et donc, en filigrane, un appui au Guyana.
Il est à souligner que des observateurs de l’Organisation des États américains ont été déployés au Guyana pour les élections et n’ont pas encore signalé de cas de fraude électorale. On peut donc considérer le président Ali comme reconduit dans ses fonctions.

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