Affaire Fortune aux Assises de Guadeloupe : « Vous ne faites que m'accuser »
Deuxième jour du procès de Kathron Fortune aux assises. Un accusé qui a surpris la cour hier, par sa détermination à répliquer à toutes les accusations. C'est certain, l'homme va se battre, pour lui et sa famille, mais certainement pas pour sa liberté, car il est déjà condamné à la prison à vie.
On l'aurait imaginé résigné, muet, ou peu coopératif, et c'est tout le contraire. Kathron Fortune est au combat depuis ce matin. Répondant du tac au tac à la présidente Joséphine Kecardeur comme à l'avocate générale Elodie Rouchouse. Il hausse le ton quand la présidente lui rappelle à la lecture des auditions, que sa fille de 25 ans et sa sœur ne l'avaient pas vu depuis des années, avant son incarcération en 2016. Lui, au contraire, assure que les liens familiaux sont très forts.
Que dans sa prison aux Pays-Bas, il peut leur parler au téléphone trois fois par semaine, comme à son fils, âgé de 18 ans. Puis, il mettra brusquement un terme à cet échange avec la présidente. Il explique que dévoiler l'identité de ses enfants c'est les mettre en danger.
De manière surprenante, l'accusé, collé aux parois de verre pour entendre la traduction, réfute les déclarations des témoins, quitte à nier l'évidence. Rudolphe Cocks, qui se disait son père adoptif, s'est vu reléguer au rôle de quasi inconnu. Tout comme son épouse Marguerite Cocks. Il réfute aussi le terme de prison de haute sécurité. Lui est enfermé, dira-t-il, dans le quartier « normal ».

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