[TOUR DE GUYANE] La chronique de Ti Jaré : Yé pa pété nou patawa !
TOUR DE GUYANE 2022

[TOUR DE GUYANE] La chronique de Ti Jaré : Yé pa pété nou patawa !

MINOS alias Ti Jaré

Retrouvez la chronique de Ti Jaré, commentant le Tour de Guyane, comme à son habitude ! Une histoire de sorbet de patawa...

 L’angoisse montait dans les rangs des supporters guyanais. Comme une honte qui se profilait à domicile et qui ferait tache. Comme Fanny à la pétanque qui commençait à lever ses jupes, pour des embrassades par ceux qui ne marquerait aucun point. Mé piti piti toti ka monté montagn.

Jeudi, la tortue était arrivée seconde à Sinnamary, et on se disait que nous n’étions pas bons à l’emballage final. Question peut-être d’un coup de rein sur la ligne, pour éviter la disette.

La montagne qui se présentait aujourd’hui, était celle des Pères de Kourou. Fallait-il cela, ajouté au pas de tir d’Ariane, pour que la représentation guyanaise prenne enfin son envol. Sans doute. Pour la fierté régionale tout d’abord, et pour éviter qu’un Marc Flavien de la Martinique retarde l’énorme joie qui aspira la ligne d’arrivée kouroucienne.

Et par qui, si ce n’est par le meilleur spécialiste du sprint local ? Réquisitionné à la garde républicaine de la sélection, et donna à la Guyane sa première victoire. Myron Stanis. «  yé pé ké pété nou patawa ».

L’honneur est sauf et sans doute regonfle les ambitions d’une Guyane trop respectueuse, trop attentiste, d’un leader certes fort, mais dont l’intox fait aussi partie de son bagage. Décomplexée la Guyane ? il le faut, car demain sur les bretelles de Tonnégrande et de Montsinéry, se jouera le Tour 2022.

Sur les trottoirs, dans les foyers, régnait une certaine inquiétude devant l’absence de victoire. C’est fait, et si Marc Flavien le Martiniquais comptait ouvrir sa seconde bouteille de Chanflor, Stanis lui offrit la Dilo de Guyane, qui peut faire partie du jus de Patawa. Car les gangans vous le diront ; «  oun bon ji patawa ka roumonté si ou fatigué » !

Ne faisons pas la fine bouche, et savourons goulûment ce verre de patawa, et en ne négligeant pas ce qui reste du fruit. Sur la route de Montsinéry, il y en a encore de nombreux palmiers , et une nouvelle cueillette nous conduirait simplement à proposer dimanche après-midi, un de nos sorbets locaux au jus de Patawa.

Mé zanmi, Oroyo, « pitit piti toti ka monté montagn » ! Si Will ou Octavia té ka mété oun ti gato assou sa, kasé kô ké tombé ké mé mo to cho ! Bay la voix supporters !

Ti Jaré