Un nouveau centre de recyclage de voitures abandonnées à Matoury
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Un nouveau centre de recyclage de voitures abandonnées à Matoury

Tristan DEREUDDRE
Le centre sera capable de traiter 6000 VHU par an.
Le centre sera capable de traiter 6000 VHU par an. • SGR

D'après l'Ademe, entre 40 000 et 60 000 véhicules hors d'usage (VHU) sont présents sur le territoire.

La Société guyanaise de recyclage (SGR) a inauguré un centre de recyclage agréé de VHU, ce mercredi 26 mars, à Matoury sur la route de Paramana Est. Ce projet devrait permettre de traiter 6000 VHU et 12 000 tonnes de ferraille par an, selon la SGR. 

Le coût du projet s'élève à 6,4 millions d'euros, dont 4,3 d'aides publiques, en grande majorité financées par les fonds européens Guyane 2021-2027 (Feder). La SGR annonce la création de 20 postes de techniciens et d'administratifs. 

L'inauguration du centre s'est déroulée ce mercredi 26, en présence du préfet Antoine Poussier
L'inauguration du centre s'est déroulée ce mercredi 26, en présence du préfet Antoine Poussier • SGR

80% des VHU sur l'île de Cayenne

L'Ademe, partenaire du projet, évaluait le nombre de VHU entre 20 000 et 30 000 sur le territoire guyanais. Avec une croissance annuelle de 2000 à 3000 véhicules, on estime à 50 000 le stock total, dont 80% sur l'île de Cayenne. 

La SGR compte utiliser une technique de broyage électrique pour limiter son impact carbone. Un procédé innovant, qui s'accompagne d'une capacité de traitement de gros volumes de déchets performante.

Seulement 1% de "déchets ultimes"

Au moment où un véhicule rentre dans la chaine de broyage, seule la carcasse est conservée : "Nous avons mis en place une chaîne de démontage, qui permet de démanteler le véhicule pour qu'il soit nu au niveau de la ligne de broyage", explique Alain Montjean, président et fondateur de la SGR.

Alain Montjean, président fondateur de SGR
Alain Montjean, président fondateur de SGR • SGR

Grâce à cette optimisation, la quasi-totalité des déchets est valorisée : sur une tonne de VHU traitée, seuls 10 kg de "déchets ultimes" sont obtenus par la SGR, contre 260 kg pour les autres opérateurs. 

Ces déchets ultimes, autrement dit non recyclables, sont ensuite envoyés vers l'Hexagone pour être incinérés. Au total, une quinzaine de voitures seront traitées par jour dans le centre.

Des enjeux sanitaires, environnementaux et sociaux

Sur le territoire, les VHU sont à l'origine de plusieurs problèmes. Au-delà de la défiguration du paysage et de la pollution de l'environnement, ils représentent un danger sanitaire. Les VHU sont connus pour constituer des gîtes larvaires pour les moustiques. Lors de l'épidémie de dengue en 2024, la préfecture s'était attaqué aux voitures abandonnées pour limiter la propagation de la maladie. 

Les VHU représentent aussi un problème de sécurité. Ces derniers peuvent servir de cache pour les produits stupéfiants, selon la préfecture. 

 

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