Tortues luths en danger : le braconnage ne faiblit pas à Awala-Yalimapo
Après plusieurs découvertes de nids de ponte braconnés "par la main de l'homme" depuis janvier sur la plage de Yalimapo, les agents de la Réserve naturelle de l'Amana (RNNA) alertent sur les conséquences que ces actes pourraient avoir.
Lors d'une mission de reconnaissance sur le site isolé de Pointe Isère, les agents de la RNNA ont surpris deux personnes en plein acte de braconnage le 28 février dernier. Les deux suspects ont pris la fuite, laissant sur place trois nids de tortues vertes déterrés, soit 305 œufs.
Cette nouvelle découverte s'ajoute à celle de plus de vingt nids déterrés sur la plage de Yalimapo depuis janvier. Ceci alors que la population de tortues vertes est en déclin. La plage de Pointe Isère étant située dans une réserve naturelle nationale, tout acte de braconnage y est passible de six ans de prison et d'une amende pouvant atteindre 300 000 euros.
L'espèce menacée
Face à ces actes, la réserve naturelle de l'Amana appelle à " redoubler d'efforts pour protéger ces populations et la biodiversité ". L'écloserie — dispositif de mise à l'abri des nids de tortues luths, inauguré il y a trois ans avec l'association Kwata — reprendra ses activités dès cette semaine.
" Les travaux d'entretien du carbet et l'agrandissement de l'enclos permettront de mieux sécuriser les nids contre l'érosion et la prédation ", indique la Réserve. Lors de la saison 2024, seuls 39 nids de ponte de tortues luths ont été recensés sur les plages d'Awala-Yalimapo, suscitant l'inquiétude quant à la survie de l'espèce.

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