Une élection propulsée par un désir de
changement
En Mai 2020, avec 32 des 51 sièges de l’Assemblée, les suffrages
des Surinamais ont largement plébiscité le parti de Chan Santokhi,
le plaçant en position d’être élu Président. Le nombre des votes en
sa faveur a largement dépassé celui des partisans de son parti VHP.
La société du Suriname, après dix ans de gouvernement Bouterse,
voulait changer d’air et c’est parce qu’il offrait la seule option
de renouveau crédible qu’il a obtenu ce score. Pour avoir la
majorité au Parlement, le VHP s’alliait avec le parti ABOP.
Une alliance pour gouverner un pays
ruiné
Cette alliance allait former un gouvernement, se répartissant les
postes des ministères à la faveur de subtiles négociations. Pour
redresser la barre, la tâche serait rude, l’ancien gouvernement
ayant laissé le pays en situation de faillite. La crise financière
débutée en 2015 et une gestion imprudente avaient vidé les caisses
de l’Etat. Dettes obligataires, réserves en devises dégradées,
actifs de l’Etat détériorés, dettes aux fournisseurs et inflation
galopante composaient le constat de la situation. La perte de
confiance dans la monnaie nationale,...
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