Suriname : l’An un du gouvernement Santokhi-Brunswijk
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Suriname : l’An un du gouvernement Santokhi-Brunswijk

Eric GERNEZ, à Paramaribo
Santokhi et Brunswijk
Santokhi et Brunswijk

Porteur d’espoir de changement, Chan Santokhi avait été largement plébiscité. Pour trouver une majorité au Parlement il s’est allié au parti Abop de Ronnie Brunswijk. Quel constat un an après ?

Une élection propulsée par un désir de changement
En Mai 2020, avec 32 des 51 sièges de l’Assemblée, les suffrages des Surinamais ont largement plébiscité le parti de Chan Santokhi, le plaçant en position d’être élu Président. Le nombre des votes en sa faveur a largement dépassé celui des partisans de son parti VHP. La société du Suriname, après dix ans de gouvernement Bouterse, voulait changer d’air et c’est parce qu’il offrait la seule option de renouveau crédible qu’il a obtenu ce score. Pour avoir la majorité au Parlement, le VHP s’alliait avec le parti ABOP.
Une alliance pour gouverner un pays ruiné
Cette alliance allait former un gouvernement, se répartissant les postes des ministères à la faveur de subtiles négociations. Pour redresser la barre, la tâche serait rude, l’ancien gouvernement ayant laissé le pays en situation de faillite. La crise financière débutée en 2015 et une gestion imprudente avaient vidé les caisses de l’Etat. Dettes obligataires, réserves en devises dégradées, actifs de l’Etat détériorés, dettes aux fournisseurs et inflation galopante composaient le constat de la situation. La perte de confiance dans la monnaie nationale,...

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